vendredi 16 juin 2017

Rapor de staje 2031

Ma fille, en seconde, vient de finir son stage "professionnel".

Elle a un "rapport de stage" à faire.
Enfin pas tout à fait, puisqu'on lui pose des questions auxquelles elle doit répondre et qui constitueront son "rapport".

Si nous continuons dans cette direction (voir mes autres articles sur les problèmes de l'Education en France), voici à quoi pourrait ressembler un "Rapor de staje" en 2031 (ou plus tôt encore...) :




samedi 20 mai 2017

Egalité hommes/femmes ? Pas très catholique !

Juste une petite information, au cas où vous ne le sauriez pas :

Vous avez entendu parler du droit de vote des femmes, cette hérésie devenue aujourd'hui si commune qu'elle en paraît normale à tous ?

Et bien figurez-vous qu'il reste encore 2 états sur Terre où il n'est pas de mise.

Je vous aide, ce n'est pas en Arabie Saoudite, qui l'a autorisé en ... 2011...
Mais ne vous moquez pas si vite...La France, ce n'était qu'en 1944, il n'y a même pas 1 siècle, alors que la Mongolie (si, si), l'avait déjà généralisé en 1924 !

Mais revenons à nos moutons (c'est le cas de le dire) :

Il reste encore, au jour où j'écris ces lignes, 2 états qui n'autorise pas les femmes à voter pour ses "représentants".

- Le Brunei, pays dont j'avais je  l'avoue à peine entendu parler, où les femmes n'ont pas le droit de vote aux élections nationales, et les hommes non plus...car il n'y a pas d'élections au niveau national...

- Et le dernier, le Vatican !
Le conclave n'étant accessible qu'aux prêtres, et les femmes ne pouvant être ordonnées, les femmes n'ont pas le droit de vote !
Fantastique, non ?
"Aiguillonnée" sur la question, une amie catholique pratiquante (et oui j'ai des amis catholiques et pratiquants ! Je ne suis pas aussi sectaire (?) que vous le pensez), m'a répondu que "ce n'était pas dans les écritures mais que c'était "les hommes" qui avaient fait cela ainsi."
Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas été étonné par la réponse.
Sans doute parce que l'on me ressort à chaque fois cette même phrase par exemple quand je demande comment les gens peuvent croire que quelqu'un s'"occupe" de la Terre avec toute la violence et les injustices qui y règnent...

Mais finalement, en y réfléchissant bien, je trouve que cette décision est cohérente, y compris avec les écritures.
Car ces dernières disent bien que la femme a été créée à partir de la côte du premier homme.
Je vous le jure : Génèse 2.21 : « l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. ». Et il y a non seulement des gens qui croient à cette histoire débile mais qui vous l'expliquent aussi (sans doute parce qu'ils ont parlé avec Dieu et qu'il leur a fait une explication de texte) ! : https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com/matthew-henry-adam-eve/
Comment alors pourrait-on confier une telle responsabilité aux femmes alors qu'elles ne sont qu'un sous-produit de l'homme qui lui, c'est bien connu, est une création divine parfaite (l'homme ayant été fait à l'image de Dieu) ?

Bon, trève de plaisanterie.
Mon amie a tout de même admis que cela pouvait changer.
J'ai donc enfoncé le clou (pardon à Jésus pour l'image) et me suis projeté dans le futur pour lui dire que peut-être qu'un jour, tout comme un black est devenu président des Etats-Unis, une femme sera Pape(sse) !

vendredi 19 mai 2017

< ou > ?

Quel va bien pouvoir être le sujet d'un billet au titre cabalistique ?
La supériorité de l'homme sur la femme, de l'homme sur les animaux ? Pas mon genre.

C'est en fait la question qui s'est posée hier soir lors d'un des "cours de maths" que j'ai la chance de pouvoir donner à ma fille, les parents qui n'ont pas le niveau, la capacité (j'ai donné des cours de maths à beaucoup d'enfants lorsque j'étais étudiant), l'envie ou les moyens devant parfois laisser leurs enfants se satisfaire des "cours" "offerts" (j'aime les guillemets) par l'Education Nationale.
Je reviendrai sur cette double paire de guillemets un peu plus loin...

Mon cours donc portait sur les fractions.
Problèmes, simplification, tri.
Arrivé à ce dernier, je lui ai demandé de relier un ensemble de fractions à deux "points" : <1 et >1.
Elle avait compris comment déterminer si la fraction était "inférieure ou supérieure" à 1, mais avait tout inversé.
Elle m'a dit que c'était parce qu'elle ne savait pas si < signifiait inférieur ou supérieur et vice-versa.
Elle est en 5e...
Je ne me suis pas énervé pour autant, jusqu'à ce que la moutarde me monte au nez lorsque sa sœur, titulaire de tous les prix d’excellence possibles et imaginables depuis le primaire, et qui va passer en 1ère S avec plus de 18 de moyenne en maths, nous a avoué à son tour qu'elle n'avait jamais su non plus, et qu'à chaque fois qu'elle veut le savoir elle "met des valeurs" à gauche et à droite pour le retrouver.
Ma femme et moi maîtrisions cette notion dès le primaire, et pourtant les maths, ce n'est pas le fort de ma femme !
J'ai enfin fini par exploser littéralement lorsque la petite m'a montré un papier sur lequel elle avait frénétiquement gribouillé en toutes lettres le texte "1 inférieur à 2", en ajoutant fièrement :
"De toutes façons on n'aura pas la question on nous écrit toujours comme ça !".
Donc puisqu'il est trop difficile d'expliquer le concept d'infériorité et d'infériorité aux enfants, on ne leur montre même plus le symbole < ou >, on leur écrit le mot !!!

Ma femme, qui trouve que je m'énerve facilement, me dit :
- "Ça va, c'est pas la fin du monde non plus !"
Et moi de lui répondre :
- "Non, c'est juste la fin de la France..."

En effet, depuis plusieurs dizaines d'années, tous nos "dirigeants" ont poursuivi l'unique objectif, quel que soit le "bord" politique au pouvoir, d'augmenter le sacro-saint "pourcentage de réussite au bac".
Et devinez quelle est la solution qui a été retenue pour y arriver ?
La plus simple : faire baisser le niveau.
En général j'aime les solutions simples et efficaces, mais cette méthode a eu un effet désastreux sur notre société :

Nos résultats scolaires, et notamment en sciences, nous classent BONS DERNIERS EN EUROPE (voir ici), alors que nous continuons paradoxalement à prendre un plaisir sadique à gaver nos enfants d'heures de cours, matin et après-midi alors que leur attention est juste inexistante en fin de journée...
L'époque de la "fuite des cerveaux" n'est donc plus qu'un lointain (bon ?) souvenir, le flux incessant s'étant mué en goutte à goutte.

De plus, l'"ascenseur social" dont j'ai moi-même profité il y a bientôt 30 ans (et oui ça ne nous rajeunit pas ma brave dame !) à l'époque où il fonctionnait encore est désormais resté bloqué au sous-sol :
La mixité sociale a quasiment disparu des prépas et des grandes écoles : Rapport du Sénat à l'appui.
Bilan : Les médecins "font" des médecins, les ingénieurs des ingénieurs, les fonctionnaires des fonctionnaires et les ouvriers...des chômeurs...
Cette consanguinité nécrose l'ensemble de notre société, qui comme le fait la nature dans ce genre de cas, n'engendre plus que des monstres (qui a dit administratifs ?).

"Cours" "offerts" par l'Education Nationale je disais donc :

"Cours" car ces derniers n'en ont plus que le nom et "offerts" car nous les payons malgré tout très cher, à grand renfort d'argent public cette fois encore, pour payer un certain nombre d'imbéciles à faire des programmes vidés de leur intérêt et de leur sens et d'autres pour les dispenser sagement, sans faire le moindre commentaire et sans passion...

Mais comment pourrait-il en être autrement quand le précédent Président de la République (je me demande pourquoi je continue à y mettre des majuscules) a nommé au plus haut poste de l'Education Nationale sa plus grande..."groupie", et encore seulement parce qu'elle apportait grâce à son deuxième nom la mixité qu'il plaît d'afficher aux socialistes, tout cela pendant que lui-même occupait l'essentiel de son esprit à aller faire le joli cœur en scooter pendant son mandat...
A l'extrémité de cette "hiérarchie d'incompétence", des professeurs qui n'ont, dans leur grande majorité, que faire de leurs élèves et des matières qu'ils enseignent, trop occupés à obéir aveuglément aux directives de leurs supérieurs et à planifier leurs prochaines (longues) vacances.
J'exagère ? OK : Les avez-vous vu défiler pour autre chose que pour des questions de salaires ou d'horaires ?
Ont-ils levé le petit doigt quand on leur a proposé l'idée géniale que ce soient les élèves qui se fassent leur propre leçon, au point qu'il faudrait renommer ce Ministère celui de l'"édulcoration nationale" ?
Non.
Autre exemple symptomatique :
Je proposais à un de nos amis prof de maths, jeune, marié...à une prof de maths, de montrer aux élèves des courbes 3D en Réalité Virtuelle en utilisant son portable perso en classe, pour peut-être susciter certaines vocations et un peu plus d'entrain pour les mathématiques, souvent vécus comme rébarbatifs alors qu'ils peuvent être magnifiques...

Un exemple de courbe 3D - c'est t'y pas zoli ?

Après lui avoir montré des exemples, il est resté un moment sans voix puis a fait la remarque qui tue :
"Oui, mais c'est pas au programme..."
La-men-table.
Surtout quand je me remémore avec plaisir mon professeur de CM1 qui avait emmené en classe sa console vidéopac et son téléviseur perso.
C'est en grande partie à lui que je dois mon métier et ma passion, deux choses qui devraient aller de pair si notre système éducatif était mieux pensé.

Bref, on est dans la m...ouise, du sol au plafond...
Manu 2.0 réussira t-il à remettre l'Ecole En Marche ? Rien n'est moins sûr...
Mais l'espoir, ça ne coûte rien...

PS : Après quelques vaines tentatives, j'ai utilisé celle-ci pour expliquer les symboles < et > à ma fille :
- On met les deux symboles à coté pour faire un losange : < >
- A gauche (en premier donc), c'est Inférieur, et à droite, c'est Supérieur (I est avant S dans l'alphabet).
Idée sans doute hors de portée des Masters de nos instits et professeurs des écoles...

jeudi 11 mai 2017

J'aime les guillemets

Petit article rapide sur un symbole que j'utilise fréquemment lorsque j'écris : j'ai nommé les guillemets.

Je ne l'utilise pas pour sa faculté à rendre "approximatif" un terme, mais plutôt pour signaler dans un mot ou une phrase que je "pense beaucoup plus que ce que j'écris", et que la lecture de la portion "guillemétisée" nécessite une réflexion supplémentaire, ce qui est beaucoup plus élégant que de rajouter un (réfléchissez-y entre parenthèses).

Bref, vive les guillemets !

;-)

jeudi 4 mai 2017

Statu(t) Quo

L'Homme est décidément un animal bien étrange....

D'un côté, il est inexorablement attiré par la nouveauté, et la société de consommation l'a parfaitement compris et l'exploite à l'extrême : nouvelle voiture, nouveau portable, nouvelles chaussures (bon OK, surtout pour les femmes ;-), plus grande maison, nouvelles expériences...
Certains vont même jusqu'à faire exploser leur famille pour le plaisir de la nouveauté suite à une rencontre qui ne durera pourtant sans doute qu'un temps...

De l'autre, il s'accroche désespérément à ce qu'il connait : le pays, la ville où il est né, son travail, quitte à y passer davantage de temps avec son patron qu'avec ses enfants, motivé par une forme étrange du syndrome de Stockholm, ses habitudes, qu'il subit ou qu'il s'est lui-même construit...

Cela est encore plus vrai pour en France :
Alors que les américains changent plusieurs dizaines de fois d'employeur et de maison dans leurs vies, le chiffre moyen en France culmine à ... 3.
3 employeurs dans leur vie, 3 déménagements...le changement n'est pas le fort du français...
D'ailleurs, il réagit violemment dès qu'on s'attaque à ce que l'on appelle en France les "acquis", avec l'idée sous-jacente que les remettre en cause équivaudrait à "revenir en arrière" et perdre quelque chose, alors que le slogan de Barack OBAMA était "Change" (et celui de Hollande : Le changement, c'est maintenant, mais cela ne s'adressait qu'au poste de président de la république et à rien d'autre)... 
Les français ont ainsi élu 2 fois de suite le champion ultime de l'immobilisme, j'ai nommé François MITTERRAND, qui avait parfaitement compris ce besoin de "constance" des français et que nous avons donc dû supporter pendant 14 années de suite !!!
Ainsi, ce fut la catastrophe ultime lorsqu'un président essaya de faire remarquer aux salariés qu'ils allaient devoir travailler 2 malheureuses années de plus pour payer leurs retraites :
Leur aveuglement les conduisit illico presto dans la rue, ne pouvant réfléchir une seule seconde que si la durée de vie a la retraite était passée de 5 à 25 ans, il allait bien falloir changer quelque chose pour la financer ! 


Ainsi, pour caresser les français dans le sens du poil, les politiques qui nous gouvernent et font les lois à notre place (au lieu d'utiliser Internet et l'intelligence collective) ont eu l'idée géniale d'inventer le "statut" de la Fonction Publique :
Un emploi (attention, pas un poste), garanti à vie, soi-disant pour éviter de subir des décisions politiques "arbitraires"... 
En réalité, les politiques s'étaient ainsi créé artificiellement et à grand renfort d'argent public (forcément), un puissant levier pour contrôler l'opinion de la population et s'assurer leur maintien au pouvoir (le seul et unique objectif recherché par les politiques). 
Ainsi, nos "dirigeants" peuvent décider à loisir de tirer sur le levier pour faire sortir des dizaines de milliers de personnes des statistiques du chômage ou pour recruter en masse (comme cela a été le cas sous le précédent gouvernement avec les profs et les militaires) et même parfois sans concours (cad "à la tête du client") des agents de catégorie C qui voteront ainsi, eux, leur famille et leurs amis, pour la main qui les nourrit, et qu'importe si le principe est anticonstitutionnel !
Ce sont au final des millions de personnes (presque 6 millions, soit 20% de la totalité des actifs - 1 français sur 5 est un fonctionnaire !) qui seront payés toute leur vie avec de l'argent public, et qui ne seront jamais licenciés quel que soit leur niveau de "performance" (le gros mot ultime pour les syndicats de la Fonction Publique :
En effet, si on a plus besoin d'eux, qu'ils n'aient plus envie de travailler ou si au contraire ils dérangent trop l'ordre établi en pointant les dysfonctionnements et en proposant des améliorations, on se contente de les "placardiser" et de continuer à les payer pour le restant de leurs jours, parfois très cher, ces derniers optant alors soit pour le surf sur Internet 7h/jour, soit pour le travail au noir en faisant badger leurs collègues à leur place, soit pour la dépression, au choix selon la mentalité...

Notre nouveau président osera t-il se mettre En Marche contre cet état de fait, contre ce statu(t) quo ?
Rien n'est moins sûr...
Mais ce qui est sûr, c'est que si un mouvement, quel qu'il soit, organisait une marche des "fiertés" pour la performance dans la Fonction Publique, j'en serai !

jeudi 13 avril 2017

Consultation en ligne sur le projet de loi pour une République numérique : Ma réponse

Suite à ma participation à la consultation en ligne sur le projet de loi pour une République numérique, on m'a demandé ce que j'en pensais via une enquête "de satisfaction" en ligne.
J'ai répondu à leurs questions et ajouté ce commentaire :

Il faut généraliser la progression vers une véritable Démocratie qui s'appuie sur les technologies de l'Internet, l'ensemble des citoyens pouvant désormais être consultés et pouvant collaborer à la production de textes de lois.
Il n'est absolument plus normal qu'un petit millier de personnes (députés et sénateurs) décident seuls, sans recueillir l'avis et sans se servir des compétences des citoyens, des lois qui s'appliqueront à une soixantaine de millions d'autres (eux-mêmes en étant parfois exemptés grâce à l'"immunité parlementaire").
Le processus doit donc être généralisé à l'ensemble du processus législatif via une plateforme style Wikipedia.

J'espère (je sais) que je ne suis pas le seul à penser cela, même si je pense souvent des choses un peu différentes des autres...

vendredi 7 avril 2017

Faire le maximum pour en faire le minimum

Tel pourrait être la devise de la Fonction Publique française...
On pourrait même ajouter "par tous les moyens".
Ce sont ces moyens que je vais lister ici (par ordre d'importance hiérarchique de l'agent - mais valable pour tous (la majorité en fait)) :

Moyen 1 : Refuser la moindre tâche supplémentaire :

En théorie, cela s'appelle un "refus d’obéissance", passible d'une sanction.
Sauf que, car il y a un "sauf que", pour cela il faudrait :

Que les supérieurs de l'agent en question osent faire la démarche.
Mais cela impliquerait tout d'abord du courage (normalement nécessaire chez un manager, mais rare dans la Fonction Publique), mais aussi de la confiance en ses compétences (rares là encore, les responsables étant promus quasiment exclusivement pour des raisons d'ancienneté et/ou de "copinage" et non pas d'aptitude à la gestion d'équipes), qui pourraient être remises en question lors du processus.
Le processus parlons-en.
La demande de sanction, qu'il faut justifier de toutes les façons possibles sans pour autant dire toute la vérité, doit traverser et être validé par toutes les strates de l'administration.
Elle va donc 1/ mettre un temps infini à être prise et/ou 2/ avoir un maximum de chances d'être plus ou moins "interceptée" par une "connaissance" de l'agent en question, ce dernier ayant rarement intégré la Fonction Publique sans, comment dire..."recommandation"...
Si jamais elle lui revenait quand même par miracle, elle ne serait sans doute pas très efficace, puisque dans la quasi-totalité des cas, l'agent ne risquera pas le seul vrai danger que risque un employé "normal" : perdre son travail.
Il sera donc au mieux "réprimandé" pour avoir été vilain, ce qui aura peu de chances d'améliorer sa productivité. Au contraire (s'il était nécessaire de le préciser).

Il y a aussi l'option du placard, destiné aussi bien à ceux qui en font trop que ceux qui n'en font pas assez :
Ces personnes continuent alors à être payées à ne rien faire, parfois plusieurs fois le salaire moyen en France, pendant tout le reste de leur vie pour certains...
Les premiers en souffrent, tombent malades et parfois se suicident.
Les seconds s'en délectent et en profitent même parfois pour travailler au noir, même pendant les heures de bureau.
Tout ça avec de l'argent public - l'argent de nos impôts.
Trop génial.

Moyen 2 : Râler en permanence et se dire "dé-bor-dé" à qui voudra bien l'entendre :

Là, (même) pas de sanction à l'horizon.
Le fonctionnaire a le droit de se plaindre autant qu'il veut, même s'il en fait DÉJÀ un minimum, du moment qu'il ne déroge pas au sacro-saint "devoir de réserve".


Qu'importe s'il a un poste garanti à vie quel que soit son niveau de performance (le mot n'existe même pas dans le langage administratif), s'il n'a pas de jours de carence, si sa retraite est calculée sur ses 6 derniers mois d'activité, si son salaire est compensé en termes de pouvoir d'achat :
2-3 choses minuscules qui mettent "un tantinet" à mal l'"Egalité" claironnée au fronton de notre République notamment par les socialistes (mais bon on ne va pas faire de politique ici, non mais !)

Pour résumer, ce "mode de fonctionnement" permet de s'assurer que ce seront en priorité ses collègues les moins "belliqueux" qui seront chargés en priorité des tâches à réaliser (se référer plus haut à la notion de "courage" du manager) et ainsi de rester à un niveau d'occupation minimum - le but recherché par la manœuvre.

Moyen 3 : "Faire faire" le travail par d'autres :

Là, 2 options selon le niveau hiérarchique :

- Pour un "subordonné", utiliser au maximum les options 1 et 2 pour "faire faire" son travail par ses collègues, voire par ses supérieurs (je vous ai déjà parlé du courage des managers ? ah oui, pardon).

- Pour un "responsable", utiliser le maximum de budget possible pour "faire faire" le travail par des prestataires de service et autres "Assistance à Maîtrise d'Ouvrage" (sa fiche de poste le rendant seulement "responsable" des tâches à réaliser mais ne l'obligeant pas à les faire lui-même, son "travail" se bornant finalement à le déléguer aux autres).
Cette méthode est très largement employée bien qu'elle coûte de véritables fortunes car elle a de nombreux avantages :
- Le manager n'est plus responsable de rien : Ce n'est pas sa faute mais celle du prestataire - On en changera dans 2 ans quand le marché sera fini et lui pourra garder sa place.
- Il peut jouer au ventriloque avec l'AMO, qui va dire à sa place ce qu'il pense et faire à sa place ce qu'on lui aurait reproché de faire. Cool.
- Il est "virtuellement" responsable d'encore plus de personnes, ce qui va le fait paraître encore plus important, tel un général d'armée mexicaine...(D'ailleurs, on parle moins de "services" (censés rendre le service) que de "directions" (qui se contentent de "diriger"))
- Il se fait plein d'amis et se fait inviter à plein d’événements (sportifs, culturels...) et autres "séminaires", à Marrakech ou ailleurs, là encore aux frais du contribuable...

Voilà voilà je pense avoir été assez exhaustif...

Mais pour finir sur une note positive, je conclurai en disant qu'au moins, on ne pourra pas reprocher aux fonctionnaires d'épargner leurs efforts...pour en faire le moins possible...tout en étant payé le plus possible, ce qui est un pied de nez au fameux "Travailler plus pour gagner plus" de notre grand ami, mais petit par la taille - j'ai nommé Nicolas SARKOZY ! (Mince j'ai ENCORE fait de la politique... ;-)