mardi 21 février 2017

Le zèbre et les ânes

Une petite tentative de fable sur le sujet, trop vrai pour en parler sans allégorie (Jean De La Fontaine sait bien de quoi je parle malheureusement ;-)

Là où les autres sont tout gris, il est bariolé.
Là où les autres n'ont pas d'avis, il a plein d'idées.
Heureusement, il s'est aussi fait des amis, qui osent s'approcher de lui.
Mais il est malheureux, son enclos est trop petit.

Pourtant, ses frères tout gris s'y sentent bien.
Entassés, ils ont trouvé la solution : ils ne font rien.
Le zèbre lui s'agite et les bouscule. Il veut aller brouter l'herbe au-delà des barrières,
Celle qui n'a encore jamais été goûtée par personne, ni aujourd'hui, ni hier...
Là où ses collègues animaux sont heureux de leur sort, 
Lui veut repousser les limites et explorer le "dehors", tel un enfant !
L'inconscient !

Il finira électrocuté par la barrière électrifiée, 
Ou sous les sabots de ses pseudo-congénères, piétiné,
Dérangés qu'ils auront été dans leur immobilisme maladif
Mais salutaire dans leur raisonnement administratif ...

Petite explication (un dessin (ou deux) valant souvent mieux que de longs discours) :

Fonctionnement intellectuel des "zèbres" (Haut Potentiels)

Fonctionnement émotionnel des "zèbres"

Lien vers le site des images, pour vous prouver une fois de plus que je n'invente rien...

ID, or (not) ID ?

L'aviez-vous remarqué ?

Idée en français et idea en anglais peuvent être écrit en "style SMS" avec les deux mêmes lettres : "ID".
Est-ce un hasard ? Sans doute.
Ou pas ;-)



Le coup de foudre

Avant même de me lancer dans une discussion sur le sujet, il convient de préciser “pourquoi” ce sujet.
Tout le monde a connu ou connaîtra un jour ce sentiment. Celui de croiser l’homme ou la femme de ses rêves, dont il fera, ou pas, son compagnon ou sa compagne pour la vie.
Un terme bien étrange, “coup de foudre”, qui sous-entend en tous cas une force toute particulière s’il n’explique pas immédiatement de quoi il est fait.
Il convenait donc de creuser un peu afin de savoir ce qui se cachait derrière ce terme étrange qui sous-entend des sensations encore plus étranges...


En effet, le “coup de foudre” ressemble à ce que pourrait ressentir un croyant qui aurait en face de lui le christ en personne : le cerveau semble saturé de sensations, comblé, et en même temps, une lumière quasi-divine semble éclairer cette vision.


Une chose est sûre, ce n’est pas le coeur qui ressent cette sensation mais bel et bien le cerveau (même si ce dernier peut faire augmenter le rythme cardiaque et l’afflux sanguin un peu partout dans le corps).
Que se passe t’il alors ?


Tout commence par la vision. L’oeil capture d’abord rapidement une partie de la personne que l’on a en face de nous : des cheveux, un nez, des yeux, le détail d’un vêtement…
Inconsciemment mais très rapidement, le cerveau cherche à compléter cette image. Il le fait en replaçant ce qu’il n’a pas encore bien vu par ce qu’il a de plus agréable en mémoire, c’est-à-dire avec LE nez que l’on préfère, les hanches qui nous conviennent le mieux, etc…


Arrêtons-nous sur ce point un instant afin de prouver ce que nous avançons :
Pour ce faire, utilisons une autre expression communément employée, à savoir “Belle de loin, loin d’être belle”. Pas très agréable ni élégante, elle symbolise pourtant bien ce qu’elle signifie. Le cerveau, n’ayant que des indications partielles de la vue (à cause de la distance ou d’un visage tourné), a bien complété par une vision fausse mais “idyllique” de la réalité, qui se heurte brusquement cette dernière.


Et bien le coup de foudre est tout le contraire de cette sensation.
Dans cet “éclat”, le cerveau compare la vision effective que lui fournissent les yeux avec la vision mentale qu’il s’était imaginé. Et pour signifier chaque point d’”accord”, chaque “correspondance” entre la vision réelle et la vision “révée”, il fournit une décharge électrique qui génère une sensation de bonheur (adrénaline ?), comme pour féliciter un singe qui attrape la bonne banane dans une expérience.
(Il est à noter que cette sensation de bonheur n’arrive pas que dans ce cas : c’est cette même méthode qu’utilise le cerveau pour nous signifier que nous avons trouvé la bonne solution ou que le papier peint est bien posé, et c’est pour cela que les jeux intellectuels sont “satisfaisants”)…


Mais là, c’en est trop...le nez, les cheveux, la taille, tout correspond...Le cerveau est en proie à un véritable débordement électrique d’auto-satisfaction...Cet excès d’électricité lui fait ressentir la même chose que si on nous plaçait instantanément dans une pièce ou les murs, le sol et le plafond étaient recouverts de néons ultra-puissants.
C’est le coup de foudre.

Et selon mon expérience personnelle, il vaut mieux l’avoir vécu avec la femme avec laquelle on vit parce que cette sensation est si forte qu’elle peut faire basculer la logique et la raison si elle ne trouve pas un écho dans le passé lorsqu’on est amené à la ressentir encore...

De la musique

Article corollaire de celui sur le coup de foudre, j'aimerais vous livrer ici mes réflexions sur la musique.

Avez-vous remarqué que nous préférons toujours la première version d'une musique ou d'une chanson à sa reprise ?
Ce n'est pas contrairement à ce que l'on pourrait penser une question de mode ou de modernisme de l'air ou des paroles (bien que cela entre partiellement en jeu mais ne fait jamais préférer la copie à l'original).

La raison est simplement que le cerveau a déjà entendu la musique, et que le fait de la réécouter à nouveau et donc de la reconnaître produit une sensation chimique agréable (sérotonine ?).
A contrario, on ne "reconnait" pas une nouvelle mise en musique ou rythmique, qui ne "colle pas" avec celle que l'on avait en mémoire. La production du neurotransmetteur du "plaisir à identifier la justesse" est bloquée, et donc la musique ne nous plaît pas.

On comprend ainsi mieux pourquoi les majors de la musique cherchent à imposer leurs chansons sur les ondes : au plus on les écoute, au plus facilement on les reconnait, et par la même les apprécions - même "Il est beau le bidet".

Business is business...

Football et/ou religion

Je pense que je serai loin d'être le premier à avoir envie d'écrire sur les points communs (étonnants ?) que l'on peut trouver entre le football et la religion. N'étant pratiquant ni de l'une ni de l'autre, je me place donc en observateur froid et simplement technique...

- Du niveau social : On pourrait aller vite en besogne et simplifier rapidement en disant que la religion et le football-usine ont été créés pour alimenter les simples d'esprit. Ce n'est pourtant pas totalement faux et on pourrait le croire en comparant leurs adeptes, prêts à se percer le corps ou traverser des charbons ardents pour se prouver leur foi, ou hurlant les noms de leurs idoles du haut du virage Nord...
Pourtant, on peut trouver des gens très éduqués, voire des scientifiques, dans ces hordes de fanatiques. Ils ont complètement idéalisé leur "sport" favori, qu'il consiste à croire en un "horloger de l'Univers" où en à la ferveur d'une équipe qui porterait haut et fort les couleurs de leur ville qu'ils "adorent" eux aussi.

- Un seul Dieu...ou plusieurs ! Mono ou polythéiste, la religion ressemble au football. Dieu ou Allah sont majoritaires (Zidane et Ronaldo), mais on en trouve sur une grande échelle pour tous les goûts de dévotion (ma culture religieuse et footballistique me fait ici défaut pour les lister tous de façon exhaustive). Cela en est de même jusqu'au niveau de la secte (OM, PSG, Manchester United, Scientologie, Raël...). L'important est que tout le monde puisse avoir son ou ses préférés pour pouvoir adorer et croire en quelque chose...et si possible payer pour ce faire...


- La tenue : Écharpe, survêtement ou maillot numéroté avec le nom de son idole contrebalancent les signes religieux ostentatoires que sont croix et foulards en tous genres, quand ce n'est pas l'habit orange bien connu des ... Pays-Bas ? Dans les deux cas, il faut montrer que l'on aime !

- Le régime alimentaire : Inventés par des rédacteurs des livres sacrés pour pallier les soucis d'hygiène des temps jadis, les différents régimes alimentaires ont aussi leur place dans les tribunes : le sandwich (ou le kebab) permet de reconnaître ses semblables (et permet tout aussi bien que le hallal ou le cacher de faire fonctionner tout un pan de l'économie...). Je suppose aussi (même si je n'y suis jamais allé), que les tribunes huppées sont le lieu de rencontre et de dégustation des mets les plus fins pendant que quelques personnes surpayées courent après un ballon...ou marchent derrière un crucifix...

- Trompe-la-mort : Croyance religieuse ou footballistique sont toutes deux de puissants trompe-la-mort. Quoi de plus rassurant dans une existence qui semble dénuée de sens que de pouvoir se "concentrer" pleinement sur ce qui est important dans la vie (à savoir la vie après la mort - qui à défaut de preuve contraire, n'existe pas par définition même, ou le salaire du nouvel attaquant du Real de Madrid - information totalement inintéressante là aussi). Mais bon cela permet d'occuper les moments de solitude que nous rencontrons tous ou les conversations entre adeptes convaincus (en un seul mot).

- Une foi...inébranlable ? Si la foi acquise "par défaut" dans la famille ou lors des cours de catéchisme à l'école survit difficilement à une première mauvaise expérience (maladie, mort d'un proche, échec amoureux mal vécu...), on trouve pourtant des personnes prêtent à tout pour expliquer la faim dans le monde ou les guerres de religion qui tuent pourtant en permanence depuis des centaines d'années. De même en football, où la mauvaise foi des supporters est bien souvent patente (on a gagné, ils ont perdu), on trouvera là encore d'indéboulonables fanatiques qui défendront leur équipe même une fois descendue en 2e division...

Comme d'habitude sur ce blog, ceci est un avis personnel qui n'engage que moi et qui vous laisse libre de penser ce que vous voulez (et donc être dans l'erreur...non, je plaisante ;-)

La fin du papier

C'est pour quand ? Je ne sais pas.

Déjà parce que je ne peux pas me baser sur ma propre expérience personnelle. Pourquoi ? Parce que je vis à l'heure de l'ordinateur depuis que je suis tout petit et que j'ai pris l'habitude de sauvegarder (d'abord sur bande et sur disquettes, maintenant sur clef USB et sur le cloud) plutôt que d'imprimer et d'entasser.

Mais quand je vois ma voisine de bureau qui, en bonne fonctionnaire, imprime des dizaines de kilos de papier qu'elle range dans des dossiers cartonnés eux-mêmes contenu dans des boîtes elles-mêmes contenues dans des placards, ça me désole...



Pourtant, ce n'est pas une question d'âge. En effet, nous avons le même âge et des habitudes de rangement très différentes, alors que mon ancienne chef qui était plus âgée que moi stockait aussi tout de façon méthodique sur son ordinateur et son i-pad (mais c'est vrai qu'elle était aussi l'exception qui confirmait la règle).
Peut-être aussi que la production d'un stock de papier "rassure" son créateur, qui se réfugie derrière ces montagnes de papiers comme autant de trésors amoncelés...

J'avais aussi critiqué lors d'une CAP (Commission Administrative Paritaire) à laquelle je siégeais le fait que les élus à cette dernière disposaient d'énormes "annuaires" sur lesquels étaient inscrits les noms des prétendants à l'avancement, alors que le fichier était en PDF à la source...
Et qui dit PDF, dit recherche simplifiée, donc temps gagné, et pourtant...

De même, dans ma collectivité, nous continuons à recevoir le journal interne sous enveloppe kraft grand format, et ce pour chaque employé !
Espérons que la nouvelle administration en place sera davantage compatible avec le développement durable et permettra au moins à ceux qui le désirent de recevoir une version PDF par courriel à la place !

Peut-être que les comportements changeront aussi lorsque la vague des digital natives arrivera sur le marché du travail, et que le stockage sur téléphone ou sur le nuage remplacera alors avantageusement celui dans des dossiers papiers qu'on met des heures à parcourir avant de retrouver une information !

Pourquoi l'Homme ?

Descartes à fait le pari de la religion : croire et respecter aveuglement ce que disent les écritures soit-disant saintes (mais bel et bien écrites pour et par l'homme) et espérer une vie éternelle après la mort (ce qui n’est d’ailleurs pas tant une bénédiction qu’une punition).


Je ne crois pas à tout cela.


Fort de mes connaissances (limitées), je parierais plutôt que l'Homme n'est sur Terre que par le produit de l'évolution, tout comme le cancer germe et prospère au sein de cellules vivantes saines, comme le suggère l’agent Smith dans le film The Matrix.


En effet, nous partageons plus de 99% de notre patrimoine génétique avec les primates. Que s'est il alors passé pour que nous soyons tels que nous sommes, c’est à dire capables de nous poser des questions sur notre propre existence et capables d’envoyer des satellites sur d’autres planètes pour y rechercher une hypothétique forme de vie intelligente qui ne saurait (comme de bien entendu) être différente de la notre ?


L'idée est qu'à l'instar des cancers qui sont le produit d'une mutation génétique, l'espèce humaine à été créée par une des nombreuses "explorations en aveugle" de l'évolution, qui a augmenté de façon excessive les capacités du cerveau de certains primates, tout comme les cellules cancéreuses ont acquis des capacités de survie et de réplication au-delà de la normale.


Grâce à une volonté de se reproduire inébranlable (sans jeu de mots), à une intelligence supérieure et à une capacité à communiquer et à apprendre, les versions successives de l’homme préhistorique ont survécu de façon presque incroyable aux aléas climatiques, aux animaux sauvages, aux baies toxiques, à la mortalité infantile gigantesque et aux maladies.
Ils ont amélioré leur confort, développé les concepts d’amour, d’art et de loisirs et augmenté jusqu’à l’artificiel leur espérance de vie, et espérant même pour certains voir leur "âme" survivre à leur mort.


Alors me direz vous, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…
Et bien non, car la similitude de l’être humain avec un virus comme le cancer va très loin…


En effet, nous continuons à nous répandre sur la planète à une vitesse exponentielle tout en consommant ses ressources naturelles de manière effrénée.
Nous détruisons la forêt originelle, nous polluons les océans, nous détruisons la couche d’ozone, nous causons l’extinction d’autres espèces animales, tout cela pour satisfaire des besoins qui n’ont plus rien de naturel et qui nous rendent malheureux si on ne les comble pas…
Nous ne participons plus à un cycle naturel comme nous le devrions. Nous ne sommes même plus de la nourriture pour d’autres animaux une fois morts, enfermés hermétiquement que nous sommes dans nos cercueils capitonnés.
A ce rythme, sans une prise de conscience globale ou la mise en place forcée d’une dictature verte, nous allons tout comme le cancer vers la destruction de notre hôte et donc de nous-mêmes, ce qui prouve bien que notre intelligence soit-disant supérieure n’est qu’une “erreur” qui ne fait que pousser l’homme à la tristesse permanente de ne pas posséder davantage que son voisin.


La religion, quant à elle, se réduit à deux inventions, deux réponses à nos éternelles questions :
Deux réponses données à notre cerveau si égocentrique qu’il ne peut supporter sa propre disparition, alors qu’il a pourtant passé des milliards d’années sans exister, et si prétentieux qu’il ne peut se satisfaire de l’explication qui consiste à dire qu’il est le fruit d’une lente et hasardeuse évolution plutôt que d’une création si remarquable qu’elle en est forcément divine.


Cette théorie, qui ne vaut pas mieux mais pas moins qu’une autre, restera une théorie.
Mais si par chance elle s’avérait exacte, il est satisfaisant intellectuellement de se dire que nous aurons vécu cette vie si fugace en ayant peut-être compris la raison pour laquelle nous sommes tels que nous sommes sur cette minuscule planète, quelque part dans un univers immense.