vendredi 25 janvier 2019

Des congés pas très catholiques...

J'ai reçu la liste des jours de congés octroyés par mon administration aux croyants de tout poil :


En tant qu'"athée pratiquant", je me suis immédiatement posé la question suivante : 
"Au pays de l'égalité et de la laïcité, pourquoi certaines personnes auraient droit à des jours de congés supplémentaires, juste parce qu'ils ont choisi d'avoir une religion ?"

Tout dépend d'abord de ce que l'on entend par laïcité : Est-ce l'absence (de reconnaissance) du fait religieux dans la vie courante, ou bien (au contraire), la liberté de pratiquer n'importe quelle religion "publiquement" ?
Je suis un fervent défenseur de la première lecture de la définition de la laïcité.
Mais malheureusement, il faut bien reconnaître qu'elle a été sacrément ;-) dévoyée pour ne plus être qu'une forme de condescendance visant à accepter n'importe quelle forme de la religion, y compris par exemple, mais sans s'y limiter, les repas sans porc à l'école de la République Française.

Sans relancer la polémique sur cette question, le simple fait de donner des autorisations d'absence (c'est-à-dire une forme de "congés payés") constitue à mon humble avis une profonde inégalité pour les athées dont je fais partie :
Car, et je me répète sous une autre forme, pourquoi certaines personnes auraient-elle moins de jours à passer au travail seulement grâce au fait qu'elles ont une religion qui a été reconnue par l'administration française ?
Ainsi par exemple, les adeptes du (très officiel) pastafarisme seraient lésés de ne pas voir leurs fêtes religieuses prises en compte par ce genre de document.
Mais surtout, tous les agents athées ne pourraient profiter d'aucun de ces jours de congés, ce qui constitue vraisemblablement une criante inégalité de traitement, qui plus est pour un motif religieux.

Une association d'athées pourrait-elle se saisir de la question et attaquer en justice les administrations françaises qui proposent cette pratique de favoritisme religieux ?
C'est en tout cas ce que je vais leur suggérer...

lundi 17 décembre 2018

#Fuck5 : Exigeons une VIe République !

Suite à mon article sur Médiapart, j'avais prévu de participer à la manifestation citoyenne sur le Vieux-Port.
(Mal)heureusement, je travaillais ce samedi après-midi et j'animais un anniVRsaire en réalité virtuelle, pour arrondir mes fins de mois qui ne sont heureusement pas aussi dramatiques que celles de certains gilets jaunes, et j'ai fini trop tard, alors que la manifestation avait déjà dégénéré.

Alors pour compenser le fait de ne pas avoir fait partie du cortège, j'ai décidé de prendre le métro cette semaine avec mon beau gilet jaune customisé selon mon idée, mon "rêve", comme me l'a dit une collègue à qui j'en parlais :

Que cette crise des gilets jaunes force nos dirigeants à dissoudre le pouvoir en place pour définir et instaurer une VIe République, faite PAR et POUR le peuple.


#Fuck5, pour une VIe République

Car il faut en finir avec cette république "représentative" d'un autre siècle qui permet au roi, pardon au président, de faire passer des lois à la hussarde, que ce soit par le biais du 49.3 ou par ordonnances, comme en a abusé le chef de notre gouvernement.

Il est aussi complètement inconcevable, à mon esprit d'ingénieur en informatique tout du moins, que ce soit encore une minorité de nantis surpayés qui écrivent et votent les lois du "pays des lois", leurs mains étant davantage guidées par la puissance des lobbies, que par le bien-être des citoyens que nous sommes tous (et ce n'est pas Nicolas HULOT qui me contredira).
Car notre pays compte nombre de personnes compétentes dans tous les domaines qui seraient aussi capables que des députés et des sénateurs de rédiger des projets de lois censés et équitables.
Alors oui, il y a bien eu la tentative de démocratie participative telle qu'elle a eu lieu pour la réforme des retraites, mais au final, la loi sera écrite par des technocrates :

Il faut inclure dans cette VIe République un système basé sur la puissance de l'Internet, qui encore mieux qu'un simple "Référendum d'Initiative Citoyenne", permettrait au pays entier d'écrire puis de voter les lois qu'il aspire à suivre.

Alors oui, peut-être que tout cela n'est encore qu'un rêve dans un esprit de rêveur.
Mais si le hashtag #Fuck5 est largement partagé, est si des mains (🖕🖐) se lèvent en signe de protestation dans les cortèges de citoyens en colère d'avoir été dépossédés de leur pouvoir, alors peut-être qu'un jour, le rêve deviendra réalité...



mardi 13 novembre 2018

Un Noël fantastique



C'est en tous cas ce que nous promet la galerie marchande de ce centre commercial situé non-loin de mon "travail".

Et si, finalement, Noël n'était qu'une bonne excuse pour pouvoir se livrer à la "fièvre acheteuse" ?
Car qui peut nier le plaisir d'acheter, à soi ou aux autres, quantité de choses toutes plus ou moins inutiles les unes que les autres ?
Sûrement pas tous ceux qui fréquentent ces grands centres commerciaux, depuis que la société de consommation les a définis comme le temple du plaisir d'acheter.
Mieux encore, j'avais trouvé l'adage "Je pense donc je suis", inspiré du cogito cartésien, et qui me semble toujours parfaitement juste :
Du pur plaisir de "faire du shopping" au plus malsain état d'esprit de se sentir mériter son niveau social par le fait de pouvoir se permettre de dépenser son argent à sa guise, la consommation est un outil qui semble absolument parfait et nécessaire à notre épanouissement.

Tout cela serait absolument magnifique non seulement si tout le monde y avait accès, mais aussi si cette pratique ne nous amenait pas directement dans le mur de la disparition de nos ressources naturelles, fin de route inéluctables de nos envies insatiables...

lundi 12 novembre 2018

Pour oublier

"On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête
Tout oublier tu vois"

Je me suis fait une réflexion lorsque j'ai entendu à nouveau les paroles de cette chanson je ne sais plus où :
Un jeune, qui fait une chanson pour les jeunes, explique comment ces derniers font la fête, dans le but d'oublier le chômage qui les attend et leur condition en général...

Cela est plutôt triste, mais aussi navrant de constater que pour eux, il n'est plus question de s'amuser dans ces fêtes mais simplement d'y être dans un tel état qu'ils oublieront tout, à grand renfort d'alcool, de cigarettes, voire même de drogue, le cannabis étant déjà par exemple complètement "normalisé"...

Alors oui, c'est vrai que "de mon temps" (eh oui je ne suis plus si jeune que ça !), ceux de ma promotion qui se réunissaient le vendredi soir pour leurs "beuveries" hebdomadaires avaient déjà pour habitude de faire le plein d'alcool, histoire de se "désinhiber", mais là c'est bien plus grave...

Enfin, moi je dis ça, je dis rien...


vendredi 9 novembre 2018

Métro-Fardeau-Dodo

Tel pourrait être le résumé rapide de la journée, difficile à vivre, d'un placardisé, dont je fais malheureusement partie...

Car même si la journée standard Métro-Boulot-Dodo du français moyen ne paraît à priori pas bien passionnante, il y a en son milieu environ 7 heures de travail.
7 heures pendant lesquelles on est normalement occupé et pendant lesquelles on ne voit pas spécialement le temps passer (lire mon article Le temps passe t-il vite ?).

Mais lorsque vous êtes au placard, quelle qu'en soit la raison, vous n'avez plus rien à faire - ou quasiment plus rien.
Alors oui, il est possible de s'occuper à des tâches personnelles, comme gérer ses finances sur le site de sa banque ou rechercher un nouveau papier peint pour la chambre de la grande chez Leroy-Merlin.fr.
Il est aussi possible de profiter de tous ces jeux en ligne ou sur mobile dont le succès est tel qu'on les retrouve même sur les téléphone des députés à l'Assemblée Nationale (et pourquoi pas au Sénat ? Parce que les sénateurs sont trop vieux, voyons !).

Mais la réalité est que pour ceux à qui il reste encore quelques neurones pour y penser, les journées sont vides, vides de sens, et elles se ressemblent toutes...
Car comme l'exprime bien David GRAEBER, qui a théorisé les "bullshit jobs", ou jobs à la con, dans lesquels les employés font, au mieux, des tâches inutiles à la société : "Ce que l'on fait 8 heures par jour a un impact sur les autres. Et si vous retirez ça aux gens, c'est comme s'ils mouraient de l'intérieur."

Alors on tient le coup.
On tient le coup parce que l'état de l'emploi en France n'est pas tel que vous pouvez retrouver un poste intéressant aussi simplement et aussi sûrement que ça ailleurs, surtout quand vous avez de l'expérience et un bon salaire.
Et cela est pire encore quand vous êtes fonctionnaire et que vous avez la sécurité de l'emploi, qui n'anime certes pas pour autant vos journées, mais qui vous assure plus ou moins de pouvoir être capable de finir de rembourser votre crédit maison, ce qui n'est pas vraiment négligeable malheureusement...

Comment alors faire autre chose qu'essayer de supporter, jour après jour, la situation ?
Pour ma part, j'ai trouvé ma motivation : Parler de ma souffrance au travail et travailler à faire condamner mon employeur pour cela.
Mais vu que je suis un zèbre et un idéaliste, comme me l'a dit mon avocat (c'était une insulte dans sa bouche), je ne souhaite pas m'arrêter là :
Je souhaite encore plus que tout que ma situation permette de lever le voile sur une pratique honteuse qui dure depuis des décennies, fait souffrir de nombreuses personnes dans notre pays et consume l'argent public, qui ne devrait définitivement pas servir à cela.

Si mon exemple pouvait servir à ceux qui souffrent comme moi de ne pas être employés à leur plein potentiel alors qu'ils sont pourtant payés pour cela, j'aurais alors simplement réussi à faire ma part.

To be continued...

mardi 30 octobre 2018

"Inemploiement" - encore un néologisme...

Inutile de chercher sur Google, vous ne le trouverez pas.
Inemploiement n'est pas la (mauvaise) traduction française de l'anglais "unemployement", qui signifie chômage en français.

L'inemploiement, c'est la situation douloureuse de tous ceux qui sont soi-disant employés dans des jobs à la con, comme les appelle David Graeber, et encore plus particulièrement le cas de tous ceux qui sont au placard, alors que certains d'entre eux ne demandent pourtant qu'à travailler et à se rendre utiles.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://jesuisauplacard.fr, et rendez-vous ici bientôt pour la suite...des hostilités...

mardi 21 août 2018

Pas fait pour la Fonction Publique ?

C'est ce qu'aurait répondu à ma chef notre DRH...
Pourtant, ma supérieure venait de lui expliquer à quel point elle me trouvait compétent et créatif, notre DRH s'étant réveillée de plusieurs années de torpeur grâce à la missive de mon avocat faisant état de ma placardisation...

A croire que personne n'a besoin de personnes compétentes et créatives dans la Fonction Publique, quasiment comme si c'était une tare, et que seuls y sont autorisées les personnes capables d’obéir sans réfléchir et de se contenter de faire, jour après jour, année après année, seulement ce qu'on leur demande....
Mais aussi d'accepter parfois sagement de ne plus rien faire, si on a mis à leur place l'ami d'un ami d'un élu par exemple...et je ne suis pas comme ça...

Je reconnais donc que si j'étais raisonnable, il me faudrait accepter cet état de fait et me dire que je ne suis pas fait pour la Fonction Publique.
Mais comme le dit G.B. Shaw : "L'homme raisonnable s'adapte au monde. L'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable".

Je continue donc, obstinément, de penser que la Fonction Publique ne devrait pas être une pyramide bien taillée où l'on entasse des milliers de petits soldats au garde à vous, mais plutôt un creuset de compétences tout entier tendu vers l'amélioration du service au public.


Je n'ai quasiment aucune chance d'arriver à changer la donne à moi tout seul, mais si quelques bonnes volontés, puis l'opinion publique, m’emboîtaient le pas...les choses pourraient peut-être changer !
On peut toujours rêver, ce n'est pas (encore) interdit par la loi française !