mardi 21 février 2017

Le zèbre et les ânes

Une petite tentative de fable sur le sujet, trop vrai pour en parler sans allégorie (Jean De La Fontaine sait bien de quoi je parle malheureusement ;-)

Là où les autres sont tout gris, il est bariolé.
Là où les autres n'ont pas d'avis, il a plein d'idées.
Heureusement, il s'est aussi fait des amis, qui osent s'approcher de lui.
Mais il est malheureux, son enclos est trop petit.

Pourtant, ses frères tout gris s'y sentent bien.
Entassés, ils ont trouvé la solution : ils ne font rien.
Le zèbre lui s'agite et les bouscule. Il veut aller brouter l'herbe au-delà des barrières,
Celle qui n'a encore jamais été goûtée par personne, ni aujourd'hui, ni hier...
Là où ses collègues animaux sont heureux de leur sort, 
Lui veut repousser les limites et explorer le "dehors", tel un enfant !
L'inconscient !

Il finira électrocuté par la barrière électrifiée, 
Ou sous les sabots de ses pseudo-congénères, piétiné,
Dérangés qu'ils auront été dans leur immobilisme maladif
Mais salutaire dans leur raisonnement administratif ...

Petite explication (un dessin (ou deux) valant souvent mieux que de longs discours) :

Fonctionnement intellectuel des "zèbres" (Haut Potentiels)

Fonctionnement émotionnel des "zèbres"

Lien vers le site des images, pour vous prouver une fois de plus que je n'invente rien...

ID, or (not) ID ?

L'aviez-vous remarqué ?

Idée en français et idea en anglais peuvent être écrit en "style SMS" avec les deux mêmes lettres : "ID".
Est-ce un hasard ? Sans doute.
Ou pas ;-)



Le coup de foudre

Avant même de me lancer dans une discussion sur le sujet, il convient de préciser “pourquoi” ce sujet.
Tout le monde a connu ou connaîtra un jour ce sentiment. Celui de croiser l’homme ou la femme de ses rêves, dont il fera, ou pas, son compagnon ou sa compagne pour la vie.
Un terme bien étrange, “coup de foudre”, qui sous-entend en tous cas une force toute particulière s’il n’explique pas immédiatement de quoi il est fait.
Il convenait donc de creuser un peu afin de savoir ce qui se cachait derrière ce terme étrange qui sous-entend des sensations encore plus étranges...


En effet, le “coup de foudre” ressemble à ce que pourrait ressentir un croyant qui aurait en face de lui le christ en personne : le cerveau semble saturé de sensations, comblé, et en même temps, une lumière quasi-divine semble éclairer cette vision.


Une chose est sûre, ce n’est pas le coeur qui ressent cette sensation mais bel et bien le cerveau (même si ce dernier peut faire augmenter le rythme cardiaque et l’afflux sanguin un peu partout dans le corps).
Que se passe t’il alors ?


Tout commence par la vision. L’oeil capture d’abord rapidement une partie de la personne que l’on a en face de nous : des cheveux, un nez, des yeux, le détail d’un vêtement…
Inconsciemment mais très rapidement, le cerveau cherche à compléter cette image. Il le fait en replaçant ce qu’il n’a pas encore bien vu par ce qu’il a de plus agréable en mémoire, c’est-à-dire avec LE nez que l’on préfère, les hanches qui nous conviennent le mieux, etc…


Arrêtons-nous sur ce point un instant afin de prouver ce que nous avançons :
Pour ce faire, utilisons une autre expression communément employée, à savoir “Belle de loin, loin d’être belle”. Pas très agréable ni élégante, elle symbolise pourtant bien ce qu’elle signifie. Le cerveau, n’ayant que des indications partielles de la vue (à cause de la distance ou d’un visage tourné), a bien complété par une vision fausse mais “idyllique” de la réalité, qui se heurte brusquement cette dernière.


Et bien le coup de foudre est tout le contraire de cette sensation.
Dans cet “éclat”, le cerveau compare la vision effective que lui fournissent les yeux avec la vision mentale qu’il s’était imaginé. Et pour signifier chaque point d’”accord”, chaque “correspondance” entre la vision réelle et la vision “révée”, il fournit une décharge électrique qui génère une sensation de bonheur (adrénaline ?), comme pour féliciter un singe qui attrape la bonne banane dans une expérience.
(Il est à noter que cette sensation de bonheur n’arrive pas que dans ce cas : c’est cette même méthode qu’utilise le cerveau pour nous signifier que nous avons trouvé la bonne solution ou que le papier peint est bien posé, et c’est pour cela que les jeux intellectuels sont “satisfaisants”)…


Mais là, c’en est trop...le nez, les cheveux, la taille, tout correspond...Le cerveau est en proie à un véritable débordement électrique d’auto-satisfaction...Cet excès d’électricité lui fait ressentir la même chose que si on nous plaçait instantanément dans une pièce ou les murs, le sol et le plafond étaient recouverts de néons ultra-puissants.
C’est le coup de foudre.

Et selon mon expérience personnelle, il vaut mieux l’avoir vécu avec la femme avec laquelle on vit parce que cette sensation est si forte qu’elle peut faire basculer la logique et la raison si elle ne trouve pas un écho dans le passé lorsqu’on est amené à la ressentir encore...

De la musique

Article corollaire de celui sur le coup de foudre, j'aimerais vous livrer ici mes réflexions sur la musique.

Avez-vous remarqué que nous préférons toujours la première version d'une musique ou d'une chanson à sa reprise ?
Ce n'est pas contrairement à ce que l'on pourrait penser une question de mode ou de modernisme de l'air ou des paroles (bien que cela entre partiellement en jeu mais ne fait jamais préférer la copie à l'original).

La raison est simplement que le cerveau a déjà entendu la musique, et que le fait de la réécouter à nouveau et donc de la reconnaître produit une sensation chimique agréable (sérotonine ?).
A contrario, on ne "reconnait" pas une nouvelle mise en musique ou rythmique, qui ne "colle pas" avec celle que l'on avait en mémoire. La production du neurotransmetteur du "plaisir à identifier la justesse" est bloquée, et donc la musique ne nous plaît pas.

On comprend ainsi mieux pourquoi les majors de la musique cherchent à imposer leurs chansons sur les ondes : au plus on les écoute, au plus facilement on les reconnait, et par la même les apprécions - même "Il est beau le bidet".

Business is business...

Football et/ou religion

Je pense que je serai loin d'être le premier à avoir envie d'écrire sur les points communs (étonnants ?) que l'on peut trouver entre le football et la religion. N'étant pratiquant ni de l'une ni de l'autre, je me place donc en observateur froid et simplement technique...

- Du niveau social : On pourrait aller vite en besogne et simplifier rapidement en disant que la religion et le football-usine ont été créés pour alimenter les simples d'esprit. Ce n'est pourtant pas totalement faux et on pourrait le croire en comparant leurs adeptes, prêts à se percer le corps ou traverser des charbons ardents pour se prouver leur foi, ou hurlant les noms de leurs idoles du haut du virage Nord...
Pourtant, on peut trouver des gens très éduqués, voire des scientifiques, dans ces hordes de fanatiques. Ils ont complètement idéalisé leur "sport" favori, qu'il consiste à croire en un "horloger de l'Univers" où en à la ferveur d'une équipe qui porterait haut et fort les couleurs de leur ville qu'ils "adorent" eux aussi.

- Un seul Dieu...ou plusieurs ! Mono ou polythéiste, la religion ressemble au football. Dieu ou Allah sont majoritaires (Zidane et Ronaldo), mais on en trouve sur une grande échelle pour tous les goûts de dévotion (ma culture religieuse et footballistique me fait ici défaut pour les lister tous de façon exhaustive). Cela en est de même jusqu'au niveau de la secte (OM, PSG, Manchester United, Scientologie, Raël...). L'important est que tout le monde puisse avoir son ou ses préférés pour pouvoir adorer et croire en quelque chose...et si possible payer pour ce faire...


- La tenue : Écharpe, survêtement ou maillot numéroté avec le nom de son idole contrebalancent les signes religieux ostentatoires que sont croix et foulards en tous genres, quand ce n'est pas l'habit orange bien connu des ... Pays-Bas ? Dans les deux cas, il faut montrer que l'on aime !

- Le régime alimentaire : Inventés par des rédacteurs des livres sacrés pour pallier les soucis d'hygiène des temps jadis, les différents régimes alimentaires ont aussi leur place dans les tribunes : le sandwich (ou le kebab) permet de reconnaître ses semblables (et permet tout aussi bien que le hallal ou le cacher de faire fonctionner tout un pan de l'économie...). Je suppose aussi (même si je n'y suis jamais allé), que les tribunes huppées sont le lieu de rencontre et de dégustation des mets les plus fins pendant que quelques personnes surpayées courent après un ballon...ou marchent derrière un crucifix...

- Trompe-la-mort : Croyance religieuse ou footballistique sont toutes deux de puissants trompe-la-mort. Quoi de plus rassurant dans une existence qui semble dénuée de sens que de pouvoir se "concentrer" pleinement sur ce qui est important dans la vie (à savoir la vie après la mort - qui à défaut de preuve contraire, n'existe pas par définition même, ou le salaire du nouvel attaquant du Real de Madrid - information totalement inintéressante là aussi). Mais bon cela permet d'occuper les moments de solitude que nous rencontrons tous ou les conversations entre adeptes convaincus (en un seul mot).

- Une foi...inébranlable ? Si la foi acquise "par défaut" dans la famille ou lors des cours de catéchisme à l'école survit difficilement à une première mauvaise expérience (maladie, mort d'un proche, échec amoureux mal vécu...), on trouve pourtant des personnes prêtent à tout pour expliquer la faim dans le monde ou les guerres de religion qui tuent pourtant en permanence depuis des centaines d'années. De même en football, où la mauvaise foi des supporters est bien souvent patente (on a gagné, ils ont perdu), on trouvera là encore d'indéboulonables fanatiques qui défendront leur équipe même une fois descendue en 2e division...

Comme d'habitude sur ce blog, ceci est un avis personnel qui n'engage que moi et qui vous laisse libre de penser ce que vous voulez (et donc être dans l'erreur...non, je plaisante ;-)

La fin du papier

C'est pour quand ? Je ne sais pas.

Déjà parce que je ne peux pas me baser sur ma propre expérience personnelle. Pourquoi ? Parce que je vis à l'heure de l'ordinateur depuis que je suis tout petit et que j'ai pris l'habitude de sauvegarder (d'abord sur bande et sur disquettes, maintenant sur clef USB et sur le cloud) plutôt que d'imprimer et d'entasser.

Mais quand je vois ma voisine de bureau qui, en bonne fonctionnaire, imprime des dizaines de kilos de papier qu'elle range dans des dossiers cartonnés eux-mêmes contenu dans des boîtes elles-mêmes contenues dans des placards, ça me désole...



Pourtant, ce n'est pas une question d'âge. En effet, nous avons le même âge et des habitudes de rangement très différentes, alors que mon ancienne chef qui était plus âgée que moi stockait aussi tout de façon méthodique sur son ordinateur et son i-pad (mais c'est vrai qu'elle était aussi l'exception qui confirmait la règle).
Peut-être aussi que la production d'un stock de papier "rassure" son créateur, qui se réfugie derrière ces montagnes de papiers comme autant de trésors amoncelés...

J'avais aussi critiqué lors d'une CAP (Commission Administrative Paritaire) à laquelle je siégeais le fait que les élus à cette dernière disposaient d'énormes "annuaires" sur lesquels étaient inscrits les noms des prétendants à l'avancement, alors que le fichier était en PDF à la source...
Et qui dit PDF, dit recherche simplifiée, donc temps gagné, et pourtant...

De même, dans ma collectivité, nous continuons à recevoir le journal interne sous enveloppe kraft grand format, et ce pour chaque employé !
Espérons que la nouvelle administration en place sera davantage compatible avec le développement durable et permettra au moins à ceux qui le désirent de recevoir une version PDF par courriel à la place !

Peut-être que les comportements changeront aussi lorsque la vague des digital natives arrivera sur le marché du travail, et que le stockage sur téléphone ou sur le nuage remplacera alors avantageusement celui dans des dossiers papiers qu'on met des heures à parcourir avant de retrouver une information !

Pourquoi l'Homme ?

Descartes à fait le pari de la religion : croire et respecter aveuglement ce que disent les écritures soit-disant saintes (mais bel et bien écrites pour et par l'homme) et espérer une vie éternelle après la mort (ce qui n’est d’ailleurs pas tant une bénédiction qu’une punition).


Je ne crois pas à tout cela.


Fort de mes connaissances (limitées), je parierais plutôt que l'Homme n'est sur Terre que par le produit de l'évolution, tout comme le cancer germe et prospère au sein de cellules vivantes saines, comme le suggère l’agent Smith dans le film The Matrix.


En effet, nous partageons plus de 99% de notre patrimoine génétique avec les primates. Que s'est il alors passé pour que nous soyons tels que nous sommes, c’est à dire capables de nous poser des questions sur notre propre existence et capables d’envoyer des satellites sur d’autres planètes pour y rechercher une hypothétique forme de vie intelligente qui ne saurait (comme de bien entendu) être différente de la notre ?


L'idée est qu'à l'instar des cancers qui sont le produit d'une mutation génétique, l'espèce humaine à été créée par une des nombreuses "explorations en aveugle" de l'évolution, qui a augmenté de façon excessive les capacités du cerveau de certains primates, tout comme les cellules cancéreuses ont acquis des capacités de survie et de réplication au-delà de la normale.


Grâce à une volonté de se reproduire inébranlable (sans jeu de mots), à une intelligence supérieure et à une capacité à communiquer et à apprendre, les versions successives de l’homme préhistorique ont survécu de façon presque incroyable aux aléas climatiques, aux animaux sauvages, aux baies toxiques, à la mortalité infantile gigantesque et aux maladies.
Ils ont amélioré leur confort, développé les concepts d’amour, d’art et de loisirs et augmenté jusqu’à l’artificiel leur espérance de vie, et espérant même pour certains voir leur "âme" survivre à leur mort.


Alors me direz vous, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…
Et bien non, car la similitude de l’être humain avec un virus comme le cancer va très loin…


En effet, nous continuons à nous répandre sur la planète à une vitesse exponentielle tout en consommant ses ressources naturelles de manière effrénée.
Nous détruisons la forêt originelle, nous polluons les océans, nous détruisons la couche d’ozone, nous causons l’extinction d’autres espèces animales, tout cela pour satisfaire des besoins qui n’ont plus rien de naturel et qui nous rendent malheureux si on ne les comble pas…
Nous ne participons plus à un cycle naturel comme nous le devrions. Nous ne sommes même plus de la nourriture pour d’autres animaux une fois morts, enfermés hermétiquement que nous sommes dans nos cercueils capitonnés.
A ce rythme, sans une prise de conscience globale ou la mise en place forcée d’une dictature verte, nous allons tout comme le cancer vers la destruction de notre hôte et donc de nous-mêmes, ce qui prouve bien que notre intelligence soit-disant supérieure n’est qu’une “erreur” qui ne fait que pousser l’homme à la tristesse permanente de ne pas posséder davantage que son voisin.


La religion, quant à elle, se réduit à deux inventions, deux réponses à nos éternelles questions :
Deux réponses données à notre cerveau si égocentrique qu’il ne peut supporter sa propre disparition, alors qu’il a pourtant passé des milliards d’années sans exister, et si prétentieux qu’il ne peut se satisfaire de l’explication qui consiste à dire qu’il est le fruit d’une lente et hasardeuse évolution plutôt que d’une création si remarquable qu’elle en est forcément divine.


Cette théorie, qui ne vaut pas mieux mais pas moins qu’une autre, restera une théorie.
Mais si par chance elle s’avérait exacte, il est satisfaisant intellectuellement de se dire que nous aurons vécu cette vie si fugace en ayant peut-être compris la raison pour laquelle nous sommes tels que nous sommes sur cette minuscule planète, quelque part dans un univers immense.

Alzeihmer et démocratie

Je sais, vous allez me dire "Quel rapport entre cette maladie et la démocratie".
Et bien lisez-moi et vous allez le savoir...

Avant tout je précise que j'ai "le droit" d'écrire sur le sujet. En effet, ma mère est atteinte de cette pathologie et je suis donc dans la position de ce que l'on appelle un "aidant", position connue pour être des plus désagréables.
En effet, le malade, passé un certain stade, ne se rend plus compte de son état (ni de rien d'autre d'ailleurs). Ce sont par contre les aidants, la famille, les proches, qui "subissent" la maladie, et voient les gens qu'ils ont aimé tantôt se transformer progressivement en mort-vivants, ne survivant que parce que l'on continue à alimenter leur corps, leur esprit étant lui déjà mort.

Et la démocratie alors ? J'y arrive...Selon un sondage pêché au hasard sur le net, plus de 85% des français seraient favorables à l'euthanasie - belle majorité, non ?
Si nous étions dans une démocratie digne de ce nom, les politiques se saisiraient de cette volonté du peuple, la confirmeraient éventuellement par un référendum, et écriraient les lois qu'il faudrait pour l'appliquer et l'encadrer. C'est aussi simple que ça.



Mais chez nous, ce n'est pas le cas. Comment ça marche alors ?
C'est simple à comprendre : La vie politique en France oscillant de façon permanente entre la gauche et la droite, et étant tiraillée par la pression des lobbies, nous avons deux écoles, deux sons de cloches :
D'un côté, la droite, qui a été au pouvoir et questionnée sur le sujet, a répondu en la personne de son premier ministre de l'époque, François FILLON, en 2011 : "La question est de savoir si la société est en mesure de légiférer pour s'accorder le droit de donner la mort. J'estime que cette limite ne doit pas être franchie". Les lobbies catholiques ont gagné, point final.
Avec la gauche, le son de cloche est différent. On est plus "enclin", mais encore très frileux. L'assemblée est en train de voter un "droit à la sédation profonde et continue"...Mouais, super, on va être dans le coma tant qu'on meurt pas d'autre chose...Très joyeux !
Il reste encore le cas de Vincent LAMBERT, sur lequel la Cour Européenne des Droits de l'Homme doit encore se positionner. Valider l'arrêt des soins sur cette personne serait un pas fait en avant vers le droit de mourir dignement.

Car c'est ce droit que revendiquent les partisans d'une euthanasie "active" comme on l'appelle, et qui est heureusement pratiquée en Belgique ou en Suisse, moyennant finance.
Glisser lentement dans le sommeil éternel pour ne pas peser sur ses proches et les détruire petit à petit à mesure que sa propre conscience disparaît purement et simplement.

Alors bien sûr j'entends de là les critiques : "Oui, la vie c'est sacré, personne n'a le droit de la retirer à quelqu'un...". Conneries. Si cela est la volonté de la personne, elle a le droit de choisir la propre mort si elle n'a pas envie de se suicider "sauvagement" (je vous épargne les exemples).
"Oui, mais c'est un suicide, et les suicidés ne vont pas au paradis..."  A ceux-là je réponds ce qui a 99% de chances d'être la vérité, à savoir : "Quand tu es mort, tu ressens exactement ce que tu ressentais avant d'être né : rien". Point.

Mais nous approchons doucement et sûrement d'un nouveau choix pour notre pays :
Y aura t-il un politique qui proposera le référendum sur l'euthanasie active à son programme de 2017 ?
Cela pourrait être un sérieux avantage pour son élection...

Permis à vie

Un "fait divers" pêché sur Internet : "A 89 ans, elle parcourt 14 km à contresens sur l'autoroute sans s'en rendre compte"...on pourrait presque en sourire, sauf que ce n'est pas drôle du tout.

Nombre de personnes âgées sont des dangers publics sur la route. Je n'ai pas besoin de faire un sondage pour le savoir, il me suffit de monter dans la voiture de mon beau-père, presque 80 ans, pour m'en rendre compte.
Perte de la fluidité de la conduite, suivi de la route hasardeux, respect de la priorité effacé par les années, réflexes inexistants...l'âge à malheureusement fait son travail...
Je conçois aisément que ces personnes souhaiteraient conserver leur autonomie en continuant à conduire...le problème est qu'elles sont dangereuses pour les autres.

Qu'attend-on alors pour faire quelque chose ? Qu'une personne âgée fasse un carambolage monstre qui faucherait la vie de nombreuses familles ? Que le fils d'un élu se fasse renverser par une personne âgée à la sortie de son école ?
Car c'est toujours comme cela en France : il faut qu'une catastrophe se produise pour que l'on agisse...

Agir comment ? C'est simple, par exemple faire passer tous les 5 ans à partir de 60 ans puis tous les 2 ans à partir de 70 ans un examen médical suivi d'une courte épreuve de conduite. Si tout est OK, le permis est renouvelé, sinon il est suspendu pour un temps jusqu'au prochain passage, et limité à 3 échecs successifs.

Mais si c'était aussi simple, me direz-vous, pourquoi personne n'en a jamais eu l'idée ?
Et bien peut-être parce que nos chers députés sont trop occupés avec leur multiples casquettes pour se soucier des problèmes de la vie de tous les jours des français, ou bien parce que les lobbies des constructeurs automobiles ne verraient pas d'un très bon œil la perte d'une part parfois fortunée de leurs acheteurs, ou encore tout simplement parce que les hommes politiques n'ont pas envie de se mettre à dos une partie de leur électorat, qui en bons égoïstes ne voient là qu'un droit "à vie" qu'on leur enlèverait...


Or la capacité à conduire correctement et en respectant les règles n'est pas chose acquise à vie...
Qui osera lancer le débat en haut lieu ?

Réfléchir, ou obéir ?

N'en déplaise à ceux qui penseront le contraire, il s'agit là bien d'un choix.

Choix que nous commençons à faire dès notre adolescence, car notre enfance est toute entière dédiée à l'obéissance à ce que les adultes nous demandent de faire ou nous inculquent.
Puis, notre intellect se développant (normalement), nous commençons à remettre en cause les informations ou les ordres que l'on nous donne : mets la table ou Jésus-Christ est vivant.
Nous les passons au crible de notre logique et de nos envies.

Qu'écouterons-nous alors ? L'ordre éminemment bienveillant (?) ou bien notre jugement intérieur qui viendra se positionner en opposition frontale avec l'information reçue ?
Et bien tout dépendra de la personne. J'ai appris avec délectation lors de ma Préparation Militaire Supérieure que "réfléchir, c'est déjà désobéir". Pas si idiot pour cette institution. En effet, comment commander à un bataillon entier de soldats s'ils se mettent tous à discuter la bonne logique d'un ordre ou à voter pour décider ?
Il leur faut des cerveaux bien "transparents" (l'image de la gelée n'est pas involontaire), qui exécuteront l'ordre sans le passer par un filtre quelconque.
Ce choix doit aussi être fait dans la vie de tous les jours par la très grande majorité des gens : il faut en effet obéir à son chef...Si l'on fait pour le mieux, et si son supérieur n'est pas trop stupide, on peut argumenter si l'on est en désaccord, et peut-être faire changer d'avis son responsable...Peut-être, ou peut-être pas...Il faudra alors se décider à obéir en s'asseyant sur ses propres idées, ou bien quitter son travail, ce qui est loin d'être à la portée du premier venu en ces temps de chômage...
Ce choix est par contre très facile pour ceux qui ne se posent pas de questions et érigent leur hiérarchie en maître absolu, qu'ils écoutent aussi aveuglément qu'un chien bien dressé, et qui plus est, y prennent du plaisir : mais oui je vous assurer c'est comme ça que cela se passe - regardez autour de vous.

La même chose se produit avec la religion. Nous entendons, dans la famille ou à l'école, un puissant son de cloches qui nous indique le chemin de la vérité...Puis nous écoutons notre silence intérieur, qui questionne sans rougir les plus évidentes affirmations : il y a une vie après la mort, c'est mal de manger du porc, interdiction de manger et de boire à telle date entre telle heure et telle heure, la terre a été créée en 7 jours, et bla bla bla, et bla bla bla.
Que déciderons-nous ? De blesser toutes ces personnes qui semblent croire sincèrement ce que d'autres ont inventé pour elles en se positionnant à l'inverse des ces croyances, ou bien de prendre place dans le moelleux troupeau de lemmings qui avance vers la falaise ?

Car là encore, l'être humain est étrange : tout comme l'obéissance aveugle à la hiérarchie, il prend grand plaisir à "suivre la masse", ressentant par là même un sentiment de puissance fourni par la foule et les chants en chœur.  Lui qui a été libéré des barons et autres rois par la démocratie se cherche contre vents et marées un "seigneur" auquel il pourra obéir aveuglément et devant lequel il s'agenouillera, se prosternera...

Lire la suite sur Le plaisir d'obeïr.

Le plaisir d'obeïr

Suite de mon article Réfléchir ou obeïr, réflexion suscitée par ma fille qui a fait sa communion, voici la suite de mes idées sur le sujet, davantage cette fois motivée par mon sentiment face aux ramadan en cours et plus généralement à toutes les formes de privation ou de préceptes équivalents.

Comme je le disais aussi dans un autre article sur le fonctionnement du cerveau, nos actions sont essentiellement guidées par la maximisation du plaisir (et de la quantité de dopamine dans le cerveau). Nous faisons (ou essayons de faire), inconsciemment, ce qui nous procure le plus de plaisir : manger, boire, se soulager, avoir des relations sexuelles, sont les bases qui nous ont permis de faire perdurer la race humaine (ceux pour qui ce n'était pas le cas ont tout simplement été éliminés par le principe de sélection naturelle).

Il est étrange d'être forcé de constater que le fait d'obeïr soit aussi un plaisir : en effet, il nous permet de nous donner la sensation d'être au sein d'un mouvement plus large (le troupeau de moutons), et nous a ainsi sûrement permis de survivre par le groupe, là où une race exclusivement individualiste n'aurait jamais pu se développer et tout simplement survivre face aux menaces extérieures (animaux sauvages, météo...).
Les musulmans sentent la puissance du groupe quand ils attendent avec impatience la date de leur jeûne prochain (pourtant décidée par leurs semblables), et se font un plaisir de se confronter à ce qui devient pour eux un "défi" à surmonter.
Les juifs prennent plaisir à se comporter, s'habiller, se coiffer de la même façon que leurs semblables, en suivant une foule de préceptes sans aucun sens intrinsèque, quitte à faire complètement disparaître leur personnalité propre !
Les catholiques ne sont pas en reste et apprécient de se retrouver ensemble sur leurs nénuphars de bénitiers.
Malheureusement, l'être humain n'est par essence pas très mesuré : notre amour immodéré pour la nourriture grasse a persisté et l'obésité menace à présent plus d'un tiers de la population mondiale, un homme marié va continuer à regarder la femme de son voisin, et aussi, l'Homme va s'inventer des commandements divins à suivre là où il n'y a pourtant aucune obligation.
Pourquoi ? Par plaisir ! Parce qu'il est particulièrement rassurant de faire comme son voisin plutôt que de chercher à agir de la façon la plus intelligente possible (bien que cela soit suffisamment satisfaisant pour une petite minorité de personnes, que le système va méthodiquement chercher à aplatir).
Prenons un dernier exemple, terrible, mais caractéristique : les nazis de la seconde guerre mondiale.
Il n'étaient à proprement parler pas tous atteint de folie : ils ressentaient (simplement) du plaisir dans le fait de constituer une communauté soi-disant supérieure, et étaient pour cela prêts à ôter la vie à des centaines (de milliers) de personnes innocentes. Tout cela par plaisir. CQFD.

Vue ainsi, la nature humaine n'est pas bien jolie. Elle nous a pourtant permis de nous protéger de tous les autres prédateurs et d'explorer des comètes en mouvement dans notre système solaire.
Saurons-nous maintenant protéger notre planète jusqu'au moment où nous devrons la quitter pour faire survivre notre espèce ? Rien n'est moins sûr...

Vincent LAMBERT : Un symbole

Etant donné son état, c'est malheureusement ce qui pourrait arriver de mieux à cet homme : devenir le symbole de l'acceptation de la mort quand l'acharnement thérapeutique n'est plus une solution...

Cette acceptation ne devrait normalement pas être si difficile que cela à devenir le standard dans ce genre de situation malheureuse : interrogez qui vous voulez et demandez leur si ils seraient d'accord pour continuer à vivre en ayant leur esprit enfermé dans un corps inerte, ou pire, plus d'esprit du tout, comme c'est le cas ici, où dans des pathologies comme Alzheimer, et ce sans aucune guérison possible.
Car que défendent ces soit disant défenseurs de la vie ? La respiration et les battements d'un cœur qui alimente en oxygène un cerveau incapable de prendre le moindre plaisir à manger, à écouter de la musique, à réfléchir, à regarder ou à écouter ses proches ?
Je crois que ceux qui défendent cela (et une large partie de la droite conservatrice (catholique) compose cette frange de la société) ne font en fait que défendre une idée, celle que la vie est sacrée, au sens propre du terme.
Il n'y a pas/plus de réflexion réelle sur le sens et le plaisir de vivre de ces personnes condamnées, il n'y a plus que le dogme qui défend a tout prix la respiration, comme si cela avait un intérêt pour qui que ce soit de continuer à respirer, sans réfléchir, sans communiquer...

Et pourquoi vouloir continuer à faire exister dans ce bas monde quelqu'un qui pourrait, si l'on écoute leur croyance, accéder à la vie éternelle, entouré de petits anges ?
Il y a donc là un égoïsme bien marqué, seul moteur dans cette quête insensée de la vie, qui n'a pourtant avant tout d'intérêt que pour celui qui la vit.
Espérons donc que cet homme facilitera en France l'accès au repos éternel à ceux qui n'en peuvent plus de vivre, ainsi qu'à tous ceux pour qui le sens du mot vie a été vidé de son sens pour n'être plus que SURvie.

La RTM et son "service" SMS+


Avez-vous vu ce soit-disant service de la Régie des Transports de Marseille ?
Non contente d'afficher l'un des prix de ticket de bus/métro le plus élevé de France, la RTM nous gratifie d'un service payant pour nous éviter une fatigue toute relative.
En effet, il suffit de lire les horaires placardés sur l'arrêt pour avoir la réponse à la question "dans combien de temps passera le prochain bus".

Mais OK, je reconnais que ce serait pratique de l'avoir rapidement, mais à la condition que ce soit gratuit.
Alors pourquoi aucune publicité pour le service à base de flash-code, pourtant plus rapide, et gratuit ?


La RTM voudrait-elle privilégier un service payant au détriment de ses usagers (pardon de ses clients comme on l'entend dans ses annonces et sur ses publicités...) ?

Sans engagement

Avez-vous remarqué comment nous "consommons" aujourd'hui ? Nous consommons "sans engagement"...
Je sais ça fait un peu réflexion de vieux con mais pensez-y : il n'existe pratiquement plus aujourd'hui aucun forfait de téléphonie mobile qui soit "avec engagement" : on veut acheter mais pouvoir changer d'avis aussitôt qu'il y aura "plus intéressant ailleurs" sur le marché.
La portabilité du numéro, qui se fait automatiquement entre opérateurs, facilite ce changement, dont j'ai moi-même profité.
Alors, me direz-vous, quel est le problème ?
Pour la téléphonie mobile, je n'en vois pas. Par contre, lorsque je constate que c'est la même chose pour le couple, je tique un peu. En effet, il n'est plus "à la mode" de se marier. Mais est-ce vraiment cela ? N'est-ce pas plutôt que les jeunes refusent de s'engager (à tort ou à raison) dans une relation de couple, même s'ils ne s'empêchent pas pour autant d'avoir des enfants ?...
De par le passé, et encore parfois aujourd'hui, certains couples "persistaient" dans la durée. Pas forcément à cause de l'engagement que constitue le mariage (à l'église ou pas), mais parfois par convention, par habitude...
Aujourd'hui, il est normal de refuser cet engagement parce que les jeunes couples n'ont pas l'idée ni l'envie d'un couple qui durerait des dizaines d'années. La plupart n'osent pas avouer cela et prétextent souvent à la place le refus de la "standardisation" que représente pour eux le mariage.

Alors que deviennent les enfants conçus dans des situations pareilles lorsque l'un des deux protagonistes trouve "plus intéressant ailleurs" ? Et bien ils se retrouvent ballottés comme des bagages inutiles au sein de ce que l'on appelle la "famille recomposée", avec des demi-frères et sœurs et des ersatz de parents...

Nostalgique, moi, technophile que je suis ? Peut-être pour certaines choses...

A quoi sert la religion (synthèse) ?

Par ordre d'importance :

0/ À donner un sens à la vie (pour ceux qui n'auraient pas compris que la survie de l'espèce humaine et son progrès EST le sens de la vie).

1/ A espérer une "vie après la mort" (c'est-à-dire qu'on est mort, mais on n'est pas mort). Pour les faibles d'esprit, les peureux et les imbus de leur personne qui se croient tellement importants qu'ils pensent qu'ils doivent forcément continuer à exister d'une façon ou d'une autre...

2/ A avoir quelqu'un à qui parler / demander des services quand on est confronté à l'adversité et que personne sur Terre ne semble être capable de nous aider ou de répondre à nos questions existentielles (maladie de soi-même ou d'un proche, problèmes d'argent, d'amour...)

3/ A fournir des principes de vie tout en contrôlant le peuple (pour ceux qui préfèrent obéir à des règles plutôt que d'inventer eux-mêmes leur façon de vivre). Pourtant, quelle liberté de ne jamais être lié à une écriture soi-disant sainte qui définit par exemple ce que l'on peut manger et quand !
(A noter que cette liberté n'empêche pas de respecter celle des autres ainsi que notre planète - si l'on a des valeurs).

4/ A donner le sentiment d'appartenir à un groupe, ce qui donne une impression de puissance à l'être humain qui se réalise (très) difficilement dans la solitude et l'isolement (c'est génétique).

5/ A s'occuper : On peut y penser, aller à l'église, s'inscrire chez les scouts, faire le djihad...

Les religions ne sont pas "tombées du ciel" : elles sont là réponse à des besoins et des questions qui ont de tous temps été ceux des êtres humains.
Je sais, à dire la vérité, on ne se fait pas que des amis.
Mais bon, je ne suis pas le seul athée de la planète non plus (voir 3/) ;-)

Du contrôle des naissances

Dans mon article Pourquoi l'Homme ? , je compare l'évolution de l'Homme sur Terre à celle du cancer dans son hôte, et je ne suis pas le seul à le penser.

La comparaison première est le développement sans limite que l'on peut constater dans les chiffres de l'évolution de la population mondiale. Nous sommes plus de 7 milliards aujourd'hui, et plus de 9 milliards à l'horizon 2050. Restera t-il à ce rythme assez de ressources naturelles pour nourrir et donner à boire à toute la population ?
Ou reposons plutôt la question : à ce rythme, quand n'y aura t-il plus assez de ressources naturelles pour nourrir la population ?

Car sans une dictature capable d'imposer une restriction des naissances au niveau mondial, nous allons tout bêtement vers la catastrophe : parmi les pays les plus "producteurs", on trouve l'Inde, la Chine, le Brésil, le Pakistan, le Nigeria, ou encore le Bangladesh, ou la pauvreté et le manque d'éducation ne fait qu'amplifier ce phénomène. La religion (qui certes provoque aussi des guerres qui permettent d'éliminer un certain nombre de personnes), prône aussi le développement sans limite, qui comme celui de la croissance, ne peut conduire qu'à un échec cuisant...

Alors nous nous retrouvons avec des milliers de migrants qui fuient ces pays pour essayer de profiter du nirvana que constitue pour eux la vie (ou ne serait-ce que la survie) dans un pays évolué comme l'Europe.

Ce tableau n'est pas très joyeux, et malheureusement il n'y a pas de solution miracle à ce problème de taille. Il faudrait rendre ces populations plus censées en les aidant et en leur faisant comprendre notamment qu'il faut pratiquer la contraception quoi qu'en dise leur religion, ce qui semble rien qu'à le dire une tâche insurmontable...


La montagne, ça nous gagne !

3 morts dans une avalanche en Isère à cause de l'inconscience d'un professeur de sport, 5 militaires morts hors-piste en Savoie pendant qu'ils s'entraînaient, à n'en pas douter, la montagne est dangereuse...
Ce n'est pourtant pas ce que nous disent les journaux télévisés lorsqu'ils pleurent avec les saisonniers l'absence de neige sur les pistes : car le ski et tout ce qui va avec (le vin chaud et la raclette) est bon pour la santé économique de la France...
Alors pour avoir l'impression d'appartenir à un groupe de privilégiés, des Français moyens acceptent de manger des pâtes pendant le reste de l'année pour casser leur portefeuille et aller prendre une location sur les pentes enneigées.
Ils quittent leur chaise de bureau, galèrent pour installer des chaînes à leur véhicule, chaussent des chaussures en plastique qui massacrent les pieds, se calfeutrent sous des épaisseurs de vêtements pour ne pas se glacer les os et se prennent pour de grands sportifs en dévalant les pistes à toute vitesse.
Et pour un peu de vent dans les oreilles, font d'un instant à l'autre partie des milliers de victimes d'accident de glisse que compte la France chaque année.


Mais ça on ne le dit pas. Entorses, fractures, traumatismes crâniens, mort (définitive ou clinique - pensée spéciale ici pour Schumacher), les pathologies sont nombreuses et variées.
Pour ma part, et je n'ai pas skié beaucoup, je totalise une entorse au genou et un arrêt (par chance), à 3 mètres du bord d'un ravin non-protégé et profond d'une bonne trentaine de mètres, avec de gros cailloux au fond....
Pour mes deux filles c'est un carton plein puisque pour leur première fois au ski elles se sont en quelques glissades fait toutes les deux une fracture du bras en motte de beurre...
Ma femme, jamais rien. Elle est prudente et à la chance de faire partie du bon côté des statistiques.

La lourdeur de l'équipement nécessaire à la glisse le prouve bien - le ski est un sport contre-nature. Mais l'envie de rentabiliser cet or blanc est la plus forte alors on continue de vanter les attraits de la montagne en hiver à des gens qui n'ont rien de sportif, et ce n'est pas grave pour toutes les personnes handicapées à vie ou décédées chaque année...Profit, quand tu nous tiens !

Religion ou dépression

J'ai eu cette idée de titre d'article en lisant les messages d'un forum parlant de religion. Un croyant (vraisemblablement), insultait un athée en le traitant de "dépressif".
Cela mérite réflexion car ça n'est pas entièrement faux.
Tout d'abord analysons le pendant de cette réflexion : si les athées sont dépressifs, les croyants sont "heureux de vivre".
C'est exact. La croyance en un Dieu, quel qu'il soit, permet (et a d'ailleurs été créée pour pallier ce besoin) d'expliquer bon nombre de faits qui en démoraliseraient plus d'un : par exemple pourquoi les 60 personnes les plus fortunées du monde possèdent davantage que les 3 milliards et demi les plus pauvres ?
Selon le bouddhisme, c'est sans doute parce que ces personnes ont été punies de vies antérieures irrespectueuses du "règlement" de leur religion.
C'est très pratique car cela évite de réfléchir et donc de souffrir en pensant à ces malheureux, par empathie et par compassion.
Les chrétiens, eux, penseront sûrement, pour se sentir mieux, que tous ces êtres humains voués à une vie de misère auront une villa avec piscine une fois arrivés au paradis...

Doit-on donc abandonner toute forme de logique et croire que même mort, on est toujours vivant, tout cela pour se satisfaire de l'injustice d'une vie qui ne serait qu'un "test" pour l'au-delà alors qu'elle est la seule que nous vivrons jamais ?
On ne peut pourtant pas nier l'effet anti-dépressif de la croyance, qui permet à des milliards de gens sur Terre d'accepter la pauvreté, la maladie, la mort, sans se rebeller contre le système et en se sentant plutôt bien.
Personnellement, j'ai subi les bonnes et loyales tentatives de lavage de cerveau pour me persuader que Dieu "avait un plan pour moi", et que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais mon intelligence s'est réveillée lorsque j'ai lu les inepties contenues dans les premières pages de ce livre que l'on dit "sacré" : la Bible...

Alors oui, je refuse de porter des lunettes roses et je préfère être de mauvaise humeur parce que je constate que nous vivons dans un monde injuste, belliqueux et dirigé par des élites corrompues.
Et si autrefois je me reconnaissais dans le "Carpe Diem" du Cercle des poètes disparus que j'avais fait mien, je suis désormais plus à l'aise dans un net et franc "Ni Dieu ni Maître"...

Le temps passe t-il vite ?

Cela faisait longtemps que j'avais envie d'écrire un article sur le sujet, la question ayant fait l'objet d'un débat qui n'en finissait plus avec mon beau-frère...La réponse tient pourtant en trois mots, comme le disait mon vieil ami Albert EINSTEIN : TOUT EST RELATIF.

En effet, qui n'a jamais remarqué que le temps semble passer plus vite quand on s'amuse ou quand on est submergé de travail, alors qu'il semble ne pas avancer lorsqu'on est en train de patienter à la Préfecture pour refaire sa carte grise et qu'il reste encore 28 personnes à passer...
 
 La conclusion est claire : plus l'on passe de temps à PENSER au temps qui passe, plus longtemps il dure, car ainsi on a des "repères", des "marques", des "souvenirs".
A contrario, plus on a la "tête dans le guidon", moins on pense, lorsqu'on la relève, on est étonné de voir tout le chemin parcouru comme si on n'avait presque pas participé à l'action.
Et on fait partie de ces gens qui n'ont "jamais le temps", et qui mettent des jours entiers pour répondre à une invitation à manger ou pour passer un coup de fil, "pris" qu'ils sont dans des soi-disant "agendas de ministre" alors qu'il suffirait de prendre juste quelques minutes dans une journée qui en compte 1440 pour faire ce qui doit être fait.

On PEUT "maîtriser" notre vision du temps qui passe. J'en veux pour exemple le jour de mon mariage :
Un ami m'avait dit a quel point il avait été frustré car la journée lui avait semblé être passée en un clin d’œil et il avait eu l'impression de ne pas en avoir profité.
Lorsque mon tour est venu, j'ai donc mis un point d'honneur à me "signaler" tout ce que je faisais pendant cette journée et sa préparation : le coiffeur de la veille, l'habillage du matin, les soucis du jour, la rencontre avec la mariée chez elle, etc, etc, jusqu'au retour à l'appartement le lendemain matin à l'aube.
J'ai ainsi particulièrement bien "profité" de cette journée qui m'a paru (elle l'était !), longue et remplie d'activités agréables et mémorables.

Satisfait, j'ai utilisé (et utilise toujours), la même technique en ce qui concerne mes filles.
Combien de gens (y compris mon beau-frère donc), vous ont-ils dit "C'est fou comme c'est passé vite, je ne les ai pas vu grandir". Et bien ce sentiment désagréable n'a pas cours chez moi :
Sans aller jusqu'à compter le nombre de couches changées, j'ai constaté, jour après jour, la lenteur (relative donc) des progrès qu'on fait mes enfants, des longues heures passées à dormir comme des loirs dans leurs nacelles, leurs berceaux, partout, en passant par l'apprentissage de TOUT, qui demande à répéter les choses des dizaines, des centaines de fois, avant que le premier mot ne sorte ou que la première cuillère n'arrive à destination seule dans leur bouche...
Et tout ça, tous ces jours, ces mois, ces années, ça passe si vite que ça ?

Même chose pour les vacances. Combien de gens "doivent" prendre 4 semaines de congés pour "vraiment en profiter" ? Deux semaines pour décompresser, la troisième pour en profiter, la dernière pour commencer à stresser pour la reprise ?
En ce qui me concerne, j'ai l'habitude de dire que je suis en congés tous les vendredis soirs pour deux jours. Je planifie une activité dès le vendredi soir - sortie ou film à la maison - pour changer des autres soirs de semaine, et j'en profite dès que j'ai quitté mon bureau.
En vacances, je profite de chaque activité en continu, et à chaque journée finie je me dis "je ne suis là que depuis tant de jours, et il reste tout ça à faire !". J'en PROFITE.

Car c'est bien là où nous étions en désaccord avec mon beau-frère : ceux qui ne prennent pas assez le temps de "voir le temps passer" ont l'impression qu'il passe vite et donc N'EN PROFITENT PAS, voire en SOUFFRENT.

Grâce à mon habitude de "m'arrêter" pour "constater" le temps qui passe, il semble passer moins vite et je ne connais donc pas ce sentiment de penser que la vie est courte et qu'on n'en profite pas assez.
C'est même tout à fait le contraire, et j'en suis bien plus heureux...

De la normalité

Y a t-il vraiment un caractère de "normalité" ou d'"anormalité" intrinsèque aux choses et surtout aux comportement humains ?
Quand peut-on se considérer comme "normal" ou à partir de quel moment devient-on "anormal" ?
Et si la "normalité" n'était finalement qu'une question de "nombre" ?

Je m'explique : Nous sommes en 2016. Si je décide de mettre mon casque de réalité virtuelle dans le métro, j'apparaîtrai aux yeux de tout le monde comme au minimum "bizarre", et au pire "fou".
Mais dans 10 ans, il n'y aura rien de plus "normal" que de tuer le temps en se faisant un petit voyage à Tokyo en réalité virtuelle le temps de son voyage dans le métro marseillais (qui n'aura par contre à ce moment-là vraisemblablement toujours pas la clim ni le réseau téléphonique...).
Entre temps, la pratique n'aura pas changé (mettre un casque de réalité virtuelle). Ce qui aura changé, c'est que BEAUCOUP DE MONDE le fera.
Tout comme les jeans troués, les tatouages, les piercings ou la barbe pour les hommes, qui ne sont pourtant pas des plus esthétiques, mais ne sont plus regardés comme laids ou anormaux tout simplement parce qu'un nombre suffisant de personnes les ont adoptés, et/ou sont même devenus "à la mode".

A contrario, les "déviances" sexuelles L/G/B/T ne sont pas encore acceptées communément car elles restent (heureusement) minoritaires. Beaucoup de gens considèrent donc encore ce type de personnes comme "anormales", ou même "malades", pensant même à des problèmes d'ordre génétique, les mêmes qui produisent le vilain petit canard ou le mouton noir - la "brebis galeuse".


Il en est de même pour les personnes "trop" intelligentes (par rapport à la "moyenne") ou qui se posent trop de questions, et d'autant plus quand ces dernières évoluent dans un environnement où c'est le "prêt à penser" qui domine (administration, armée...) et où les individus qui proposent des changements et des évolutions sont perçus comme des personnes bizarres, voire dangereuses pour le système.
Elles cohabitent par contre sans problème dans des centres de R&D, des agences de pub ou des studios de développement de jeux vidéo, où elles sont majoritaires et donc "normales" - en tous cas à cet endroit.

N'en déplaise donc à ceux qui n'aiment pas les maths, il semblerait donc bien que la "normalité" n'existe pas et ne soit qu'une question de chiffres...



Régie des Transports de M.....

A la RTM, non-contents d'avoir fait disparaître la possibilité de créer sa carte d'abonné en ligne (le progrès à l'envers, encore une spécialité marseillaise), le métro affiche encore un plan erroné depuis des années et des années dans de nombreuses rames :


En effet, les lignes se croisent bien à St-Charles et Castellane, mais elles devraient "continuer tout droit" ! 
Car tel que le plan est fait, et ça m'est même arrivé récemment à moi qui connait le métro marseillais depuis ma naissance, on peut être tenté de penser qu'en venant des Réformés, le prochain arrêt après St-Charles est Noailles, alors que l'arrêt est situé sur l'autre ligne (même si la couleur est différente).

Ainsi, Colbert, Vieux-Port et Estrangin devraient être en bas à la place de Noailles et Notre-Dame du Mont et les couleurs devraient être inversées pour cette "section" ! Et de cette façon chaque ligne continuerait "tout droit" au croisement. 
Tout simplement !

Mais qui sont les incapables qui ont 1/ pondu ce schéma, 2/ validé ce schéma 3/ laissé ce dernier dans les métros, induisant sans doute jour après jour, années après années, toujours plus de personnes (dont bon nombre de touristes) en erreur (et ce malgré entre autres MP 2013...) ? 

Des fonctionnaires et des élus marseillais ? Ah bon tout s'explique alors...

Le mieux est-il l'ennemi du bien ?

J'ai entendu ce proverbe pour la première fois lorsque j'ai débuté mon travail au Conseil Départemental (ex-général).
Je ne me souviens plus très bien mais je crois que, comme à mon habitude, je faisais une remarque sur un point que je proposais d'améliorer ou un dysfonctionnement que je proposais de corriger, et on m'avait répondu "attention, le mieux est l'ennemi du bien".

C'était tellement contraire à mes principes que j'ai eu du mal à comprendre, et que j'ai même cru sur le coup que c'était une blague...
Mais pas du tout !
Il existe vraiment toute une gamme de personnes (et plus particulièrement en France (où la moindre réforme est vécue par ses habitants comme une déclaration de guerre) - et encore plus dans la Fonction Publique), qui pensent sincèrement que vouloir (ou ne serait-ce que proposer) d'améliorer les choses est un RISQUE quand les choses fonctionnent "correctement" (mais pourraient donc fonctionner MIEUX, et en ça, sont "mauvaises").

Cet état d'esprit est aux antipodes complets du mien, car aussi loin que mon cerveau peut s'en souvenir, j'ai toujours cherché à "améliorer les choses".
Heureusement, pour une fois, je ne suis pas "anormal" (voir l'article sur la question) : dès que le cerveau de l'homme préhistorique en a été capable, il a inventé arc et flèches, feu et roues et n'a jamais arrêté depuis (WiFi, micro-ondes, GPS, Internet...).
Nos esprits (et plus particulièrement ceux des "ingénieurs" (au sens technique du terme, pas du "titre")), n'ont de cesse d'avoir des idées pour nous simplifier la vie et nous la rendre plus agréable.


Alors, pour quelqu'un comme moi, constater qu'il existe des gens pour qui sortir de leur "zone de confort" leur fait peur au point de préférer se satisfaire d'une situation qui pourrait pourtant être améliorée me fait vraiment hérisser les poils.
Je sais bien qu'il faut de tout pour faire un monde, mais c'est à cause de cet état d'esprit que nous sommes dans un pays qui est encore "piloté" par des règles bientôt centenaires (la Ve République), alors que des moyens modernes permettraient de faire progresser la démocratie de façon incroyable et redonner le pouvoir à l'intelligence...

Sans exagérer non plus au point de faire "n'importe quoi" (le juste milieu comme diraient nos amis chinois), je finirai par un autre proverbe, que je préfère largement plus : "Si tous les enfants avaient obéi à leurs parents, on en serait encore à l'âge de pierre"...

"La religion, c'est à la maison !"

Ce week-end d'été, nous étions dans la charmante ville de Bormes-les-Mimosas. Après une soirée passée à la plage du Lavandou, nous nous sommes couchés assez tard à notre hôtel.
Surplombant la ville et éloigné de la route, nous avons pu nous endormir fenêtre ouverte, au calme et au frais.
Mais dimanche matin vers 8 heures, nous avons été réveillés en fanfare par le clocher tout proche qui s'est mis à carillonner à tue-tête pendant de longues minutes.

La "coupable"

Mais de quel droit ce prêtre décide t-il qu'il est temps, au nom de sa "religion", de réveiller des centaines de personnes, un dimanche aussi tôt, alors que ces dernières ont pour la plupart travaillé toute la semaine (je pourrais rajouter "ce qui n'est pas son cas", mais cela pourrait être mal interprété...) ?

Attention, ce n'est pas la croyance en elle-même que je remets la question ici.
Nous avons (heureusement) le droit à nos opinions personnelles, et donc aussi à celle qui consiste à croire qu'il existe "un père Noël pour les grands", qui exaucerait nos vœux de bonne santé et de réussite si on est bien sage pendant toute l'année...(ou si on se pend à des crochets par la peau une fois par an comme c'est le cas au Sri-Lanka...).
Le problème de cette croyance, c'est quand ses "signes" deviennent "ostentatoires" comme on dit, brandis comme des étendards, et que la religion, avec ses kippas, ses burqas et autres déguisements vient heurter celle de l'autre et provoquer la haine, EN PASSANT PAR L'ESPACE PUBLIC.

J'entends d'ici la réponse : "tradition", ou mieux "laïcité". Cette "laïcité" qui a été dévoyée par les partisans de ces "sectes officialisées". Car la "laïcité", c'est simplement le fait d'avoir séparé l'Eglise de l'Etat. Point.

La liberté de pratiquer les "rites" de sa religion EN PUBLIC (déguisements, prières, privation de nourriture et autres bizarreries...), c'est autre chose.
Cette liberté est certes prévue dans les textes, de la constitution française à la Convention Européenne des Droits de l'Homme, du moment qu'elle ne "trouble pas l'ordre public".
Pourtant, pour des raisons "sécuritaires", la France a réussi à faire interdire la burqa sur l'espace de la République (officiellement en tous cas, pratiquement c'est un autre sujet).

En ces temps difficiles où, sous prétexte de servir leur "religion", des fanatiques ôtent la vie de dizaines d'innocents en perpétrant de terribles attentats, ne serait-il donc pas beaucoup plus simple de limiter toutes ces "effusions religieuses" quelles qu'elles soient à la sphère privée et familiale ?
Car contrairement à la couleur de notre peau ou un handicap, c'est VOLONTAIREMENT que nous décidons de nous "différencier" en affichant publiquement notre religion et en allant "provoquer" l'autre dans son espace de liberté, jusqu'à le réveiller dans son sommeil...

La France, le "pays des lois" selon les Chinois, pourrait-elle un jour prendre cette décision, et adopter ainsi cet adage : "La religion, c'est à la maison" ?



Pour une Fonction Publique "de droite" ?

J'avais averti, vous trouverez sur ce blog des idées originales, voire même iconoclastes.

En effet, la Fonction Publique est, depuis la nuit des temps, chasse gardée de la "gauche", même si je suis navré de devoir constater la "bipolarité" ;-) effective de notre pays. Pourtant, quand on compare la façon dont elle a été gérée par les 2 derniers gouvernements, on ne peut qu'objectivement constater qu'un peu de notion de "rentabilité", d'"efficience" ou de "performance" ne feraient pas de mal au Service Public...(mais pourquoi diable ces critères sont-ils considérés comme de droite, alors que nous parlons du bon usage de l'argent public, celui-là même qui a été ponctionné aux "travailleurs" (à prononcer avec l'accent à la H.Krasucki ou G.Marchais) ?).

Faisons pour cela un petit retour dans le passé, il y a 2 présidentielles de cela :

La droite, quand elle était au pouvoir, a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Elle a instauré un jour de carence (économisant ainsi la bagatelle de 13 millions d'euros par an, rétablissant du même coup quelque peu l'équilibre par rapport au privé, qui en compte 3 (pourquoi autant de différence de traitement au pays de l'Egalité ?), et améliorant même la santé des fonctionnaires chez qui les gastros du lundi et du vendredi ont subitement disparu ;-). Elle a lancé un grand débat sur l'"Avenir de la Fonction Publique", auquel j'ai eu l'opportunité d'apporter ma contribution, mais qui n'aura finalement pas porté ses fruits, faute peut-être à la "libre administration des collectivités territoriales", et à celle des syndicats et des élus, qui ont le point commun d'être arc-boutés sur la défense d'avantages disproportionnés (emplois à vie, conditions de retraite...) qu'ils ont eu un jour la chance d'obtenir et qu'ils ne lâcheront pour rien au monde et même pas au nom de l'Egalité).

La gauche, qui a repris le pouvoir moins grâce à son programme que par le désir des français de ne plus avoir à supporter certains aspects de la personnalité du président précédent, s'est empressée de détricoter ce qui avait été fait, pour caresser son électorat historique (les fonctionnaires) dans le sens du poil (et quand ça représente 1/5 des salariés en France, on ne va pas cracher dessus) :
Le jour de carence a disparu comme par magie (et les problèmes de santé ont réapparu de même).
Plusieurs milliers de postes ont été créés à l'Education Nationale. Non pas que l'idée soit mauvaise en soi (l'éducation de nos enfants va juste définir le futur de notre pays !).
Mais ont-ils été créés là où ils étaient nécessaires ? Les réformes lancées l'ont-elles étaient à bon escient ? (la suppression du latin est à ce propos une bonne idée selon moi, mais c'est un autre sujet).
Rassurez-vous j'ai la réponse à ces questions (avec une question dont la réponse est évidente) :
Comment l'Education Nationale pourrait-elle mieux se porter quand notre président a décidé de nommer à sa tête une jeunette sans expérience dans le domaine, son ancienne porte-parole de campagne, bref et au mieux, une "publicitaire" ? Pour moi, le bon fonctionnement de nos institutions passe avant le besoin de mixité de notre gouvernement (mais bon, je vous l'accorde je ne suis pas président de le République).

Nous avons donc à ma gauche des gens qui recrutent à tour de bras pour "faire du social", limite soviétique, quitte à payer des fonctionnaires à ne rien foutre (si, si, je vous assure), et à ma droite d'autres qui ne pensent qu'à "dégraisser le mammouth" pour faire des économies et pouvoir ainsi en contrepartie baisser l'impôt des personnes aisées qui constituent leur électorat.
On n'est pas rentrés !
Et pourtant, les choses ont peu de chance de changer (aura t-on un jour une VIe République (exemple) ? (idée d'article pour plus tard)).
La gauche (ou la droite, c'est pareil), sera élue de toutes façons au second tour l'année prochaine face à Marine LE PEN, qui sera sortie victorieuse du premier tour, grâce au maintenant fameux "front républicain". Ce n'est pas une prédiction, c'est une évidence.
A moins d'une révolution armée entre temps, les choses ne changeront donc pas.
Alors j'en profite pour poser ici mes idées pour améliorer les choses dans la Fonction Publique, même si elles peuvent paraître "de droite" (alors que je ne vote que par dépit et par respect pour ceux qui ont perdu la vie pour obtenir ce droit, même si ce n'est plus qu'un droit à "désigner des maîtres").
Libre à ceux qui le souhaiteront de les reprendre, elles sont libres et gratuites :

Changer les statuts de la Fonction Publique (car ce n'est plus d'un dépoussiérage dont ils ont besoin, la couche étant trop épaisse), pour mettre en place une administration "à la Japonaise" (là c'est sûr, avec ce terme, je choque. A (ré)utiliser avec un synonyme, comme "Performante", ou "Efficiente") : moins de fonctionnaires, mieux payés, sans garantie d'emploi "à vie" quels que soient leur comportement, leur niveau de performance, leurs problèmes physiques par rapport aux nécessités de leur emploi, ou tout simplement la conjoncture économique.

- Corollaire de la précédente proposition, mettre en place des indicateurs/enquêtes de performance/adéquation avec les besoins des citoyens continus et accessibles au public (en ligne). Procéder à des sondages de satisfaction/besoin continues et ajuster en fonction des résultats afin (par exemple) de ne plus dépenser des millions d'euros en achat de DVD et de CD pour les bibliothèques municipales en France alors que les français n'utilisent quasiment plus de supports physiques, préférant le téléchargement/streaming (légal ou pas, c'est une autre question, justement), et alors que les vidéoclubs (dont l'existence est elle, conditionnée par la rentabilité (zut un gros mot, on va le remplacer par "adéquation avec la demande")), ont quasiment tous disparu.

Interdire le recrutement des catégories C sans concours. Cette procédure, qui permet aux élus de se garantir le vote des agents ainsi recrutés (on dit "pistonnés"), voire de leur famille toute entière, est en effet juste "anticonstitutionnelle", ce qui est genre "un peu grave" : En effet, il est écrit dans la constitution qu'il doit y avoir "égalité d'accès aux postes de la fonction public", basé sur l'évaluation des compétences des candidats. Recruter sans concours est donc anticonstitutionnel. Ce n'est qu'un "petit" problème à corriger, sachant que ce sont ces mêmes élus qui utilisent ces moyens qui font aussi les lois...(et on revient sur la question de la VIe République...)

Ouvrir certaines administrations le samedi (et du coup les fermer le mercredi ?). En effet, de nombreuses personnes se plaignent de devoir prendre des jours de congés pour remplir des formalités administratives (quand elles ne peuvent pas encore le faire de chez elles grâce à l'e-administration, qui doit continuer à se développer). Pourquoi donc ne pas ouvrir certaines "agences" le samedi (préfectures, mairies annexes...), sur la base du volontariat et mieux payé (tiens, ça me rappelle un slogan de campagne ;-), avec en contrepartie le mercredi non-travaillé (pour les agents en question) ? Je sais, c'est une question bête, mais j'ai l'habitude.

Voilà. Il y a sans doute encore de nombreuses autres idées à avoir pour "améliorer les choses" (c'est mon dada), et "faire des économies". Elles pourront être reprise par qui veut.
Je suis désolé que ça aie l'air d'être des idées "de droite".
Il n'en est rien, car je me revendique fièrement "apolitique" (sans parti - et même plus "au centre"), tout en continuant à voter pour le "moins pire" par dépit.
Vouloir bien utiliser les deniers de l'état (et donc, au risque de me répéter, provenant en grande partie du salaire des travailleurs), et mieux rendre service au public devrait être un objectif partagé par tous les hommes "Politiques" (je mets un P majuscule en mémoire de Platon, même si je sais pertinemment qu'il n'est malheureusement plus d'actualité).

Sphères de liberté

Officiellement (en tous cas selon Google), le terme n'existe pas (encore). Aurais-je enfin réussi à inventer quelque chose qui n'existe pas déjà ? ;-) C'était ma grande spécialité pendant mes études, et c'était souvent agaçant.

Alors c'est quoi, une "sphère de liberté" ? 
Et bien c'est l'espace virtuel, mais aussi réel, qui nous entoure tous en tant que personne (c'est tridimensionnel - une sphère - mais sur le dessin suivant, que j'ai repompé sur le net comme à mon habitude, c'est en 2D, pour plus de simplicité).

La personne est au centre de cette sphère, et n'entre pas en interaction avec les autres (personnes) tant que sa sphère de liberté n'intersecte pas celle d'une autre personne.

Un bon exemple pour matérialiser cette sphère, c'est la voiture.
On est à l'intérieur, seul ou en famille, on est content, on écoute de la musique ou les infos, on chante ou on téléphone.
Tout va bien tant qu'on ne rencontre personne.
Mais dès que quelqu'un traverse, quand autre voiture pénètre sur sa voie, ou quand on fait un écart parce qu'on est en train d'écrire un SMS au volant, les sphères de liberté entrent en collision.

Et c'est là qu'elles montrent leur défaut de fonctionnement : La personne dans sa sphère ne "voit pas" la sphère de l'autre, enfermé qu'il est dans la sienne. 
Plus grave, sa vision de la réalité est déformée de par le fait qu'il la voit au travers du filtre déformant de "l'humeur acqueuse" (si je peux me servir de cette image "biologique") contenue dans sa sphère.
Car, dans notre sphère, on a toujours raison.

Ainsi, je me suis fait klaxonner de nombreuses fois à la sortie de mon lotissement parce que j'osais imposer ma priorité à droite (et que je "bafouais" la fausse "priorité à gauche" de la sphère de liberté de l'autre).
Ce matin encore, je me suis fait insulter par une famille après avoir rechigné à les laisser traverser la route en dehors des passage cloutés après qu'ils se soient littéralement jetés sur la route en me faisant signe d'arrêter pour laisser passer leurs enfants.
Dans leur sphère de liberté, ils ont défendu leur progéniture, leur intérêt à traverser là où ça les arrangeait pour avoir à marcher le moins possible, et qu'importe s'il n'y avait pas de passage clouté. Ils m'ont même dit que je roulais trop vite alors que je venais de démarrer d'un feu rouge et que j'étais sans aucun doute possible à moins de 50 km/h. Leur vision même de la réalité était totalement déformée et donc fausse.

Autre exemple : un ami ne comprenait pas pourquoi sa responsable au travail lui avait retiré ses "heures supplémentaires" (le droit de faire des heures en plus payées plus).
Elle lui a expliqué que c'était parce qu'il avait déjà pris 5 semaines de maladie depuis le début de l'année, officieusement pour aider sa compagne enceinte et clouée au lit.
Dans sa sphère de liberté, au-delà de laquelle il n'est pas instinctif de réfléchir, il avait parfaitement le "droit" de s'absenter, le médecin l'ayant déclaré lui-même malade pour qu'il puisse ne pas travailler et s'occuper de sa conjointe. Il ne voyait même pas l'illégalité même de la démarche et encore moins le fait que cela avait pénalisé ses collègues et sa société, ayant pris en Août autant de jours de (fausse) maladie qu'on a normalement de congés pour toute l'année (bon OK, c'est un fonctionnaire, mais ça ne change rien).

Les exemples se multiplient à l'infini et vous en avez tous rencontré de très nombreux au cours de votre existence, peut-être même tous les jours.
Je ne parlerai même pas ici des problèmes de religion (que j'ai largement traité par ailleurs sur ce blog), qui eux touchent aussi la question de la sphère privée / sphère publique qui n'est pas très loin de la notion de sphère de liberté.
Mais comme j'aime essayer de proposer des solutions aux problèmes que je rencontre (et ici c'est bien un problème, car les gens se battent, voire s'entretuent pour ça), je vous livre ici ma façon de le résoudre :

J'ai ma sphère de liberté aussi. Donc en premier lieu, mon instinct de "conservation", appelez-le comme vous le voudrez, m'incite à y rester et à insulter celui qui ose y pénétrer.
J'essaie donc de m'extraire rapidement de cette dernière, et de regarder l'intersection "du dessus", de "plus haut".
De là, on voit mieux qui est rentré dans qui, et à la manière d'un policier qui dresserait un constat après un accident entre deux voitures, j'essaie de voir les responsabilités de chacun et en déduire qui a "plus raison" ou "plus tort" que l'autre, sachant qu'il arrive rarement que ce soit du 100%.
Ça s'appelle relativiser les choses, au sens Einsteinien du terme.
Mais ça n'est pas facile et lorsque qu'on le fait, on se fait souvent taxer de "scientifique froid et sans cœur", parce qu'on a osé sortir de cette bulle sécurisée où l'on doit à tout prix défendre ses intérêts, ceux de sa famille et de ses enfants, même si on a tort.

Je ne suis pas parfait pour autant.
Mais pendant que j'écris ces lignes, je m'aperçois malgré tout que j'empiète sur les sphères de liberté de ceux qui pourront me lire, parce que j'ose leur "donner des conseils" sur leur façon de réfléchir leur relation par rapport à l'autre (et je pense à une personne en particulier).
Malheureusement aussi, je pense que les personnes qui auront le plus besoin de ces conseils ont peu de chance d'être en train de finir de lire cet article...Ils sont plutôt devant la TV en train de regarder Koh-Lanta...
Mais doit on pour autant se taire même quand on sait qu'on a raison ?
Ça n'est pas mon style, vous aurez facilement pu vous en apercevoir en parcourant ce blog...;-)

Dieu et les animaux

On dirait le titre d'une fable.
C'en est une, écoutez plutôt :

Dieu s'emmerdait.
Il était seul et solitaire depuis une éternité (au sens propre du terme), dans une immensité aussi noire qu'infinie.
Il décida donc, d'un claquement de doigts, de faire un poil de lumière en générant à l'aide de ses pouvoirs magiques une fantastique explosion à partir de rien (dans l'état actuel de nos connaissances, on appelle ça le "big-bang").
Cette gigantesque explosion, de par sa température extrême, sa force et sa vélocité, créa des multitudes de réaction chimiques et physiques de toutes sortes, créant exactement comme il l'avait planifié des milliards et des milliards de galaxies, de systèmes solaires et de planètes.
Mais comme il voulut concentrer son attention pour ne pas se laisser distraire et ainsi mener au mieux son travail de Créateur, il décida se focaliser son attention sur une seule planète : la nôtre (chouette alors !).

Il se mit donc sur son logiciel d'imagerie de synthèse préféré, et dessina en 3D toutes choses sur Terre : volcans, collines, mers, fleuves, arbres, fleurs...
C'était tellement bien fait et il était tellement doué pour ça que c'est la raison essentielle qui explique son incontestable existence aux yeux de millions (milliards ?) de personnes sur Terre.
Pour le fun, il ne créa pas les animaux ni les hommes tout de suite.
Il eut l'idée d'inventer la théorie de l'évolution (que seuls les imbéciles aveugles contestent encore), pour faire progresser lentement les êtres vivants afin qu'ils s'adaptent encore mieux à leur milieu qu'il ne l'aurait fait lui-même.
Quand il vit que l'Homme prit le mauvais chemin, il décida d'inséminer artificiellement une vierge choisie au hasard (manque de bol elle avait déjà choisi son mari, mais bon, c'est pas grave), afin de donner naissance à son fils (il aurait pu le créer "comme ça" mais ça n'aurait pas été marrant).
Il lui a fait prêcher la bonne parole puis l'a laissé se faire tuer sauvagement pour qu'on puisse tous être pardonnés ("Merci Dieu" comme on dit).
Ensuite, il a dicté un bouquin à des personnages triés sur le volet, dans lequel il explique (ils expliquent ?) en gros que si on est gentil et que l'on courbe l'échine assez bas, on ne sera même pas mort quand on sera mort, et nous et tous nos proches vivront longtemps, heureux et en bonne santé.

En fait, ça ne fonctionne pas, j'ai de très bons exemples autour de moi.
Ça ne fonctionne pas au point que la planète Terre est un exemple même d'injustice et d'inégalités entre ses habitants (je ne peux pas dire pour les autres planètes), de violence gratuite, de haine, de guerre et de maladie, partout.
Pour excuser l'incompétence de Dieu, certains invoquent donc le "libre arbitre" de l'être humain, qui serait (depuis quand exactement ?) responsable de tout.
Entendons-nous bien, responsable de tous les problèmes, car tout ce qui se passe bien, c'est grâce à Dieu, hein, que ce soit bien clair !


Alors si même les hommes, chouchous du grand Créateur, ne peuvent pas espérer un petit coup de pouce pour vivre heureux, qu'en est-il des animaux ?
Et bien il semblerait que ces derniers n'aient été conçus que pour nous aider dans nos travaux quand ils sont trop pénibles pour nous et pour nous nourrir.
Il y a le rare cas des animaux de compagnie (quand ils ne finissent pas abandonnés sur les routes par leurs animaux de maîtres), avec lesquels nous pouvons partager ensemble quelques moments de bonheur simple et sans arrière-pensée.
Et oui, car les animaux, bienheureux qu'ils sont, ne pensent pas.
Ils se contentent, d'instinct, de satisfaire leurs besoins naturels, à savoir manger, boire, dormir et se reproduire autant que possible.
Il's n'ont donc pas peur de mourir ni d'être malades, peuvent passer toute leur vie enfermés et torturés sans se plaindre, et ne se posent donc pas non plus de questions sur le "sens" de leur existence.
Dieu, dans sa malignité extrême, ne les a en effet pas dotés, volontairement, de suffisamment d'intelligence pour qu'ils aient besoin, du coup, de s'inventer un Dieu. Malin, non ?
Mais du coup, comme ils ne peuvent pas prier non plus, c'est la cata pour eux : des milliers d'espèces vivantes disparaissent chaque année de la surface du globe, sans que Dieu ne puisse rien faire pour eux, puisqu'il n'est pas alerté par leurs prières comme il l'est par celle des humains.
Dans certains endroits sur Terre, et même en France, un pays paraît-il développé, de pauvres minables enserrés dans des costumes à paillettes continuent même à torturer et tuer des animaux pour le plaisir sadique d'une foule de crétins en délire.
C'est comme ça. Ils n'avaient qu'à croire en Dieu, ils auraient vécu des vies de bonheur parfait, tout comme tous les êtres humains de cette magnifique planète.

Mais bon, arrêtons-nous là. Je plaisante !
Rappelez-vous, je vous l'ai dit au début. Tout cela n'est qu'une fable. Une fable pour les faibles d'esprit, les peureux et les désespérés...

PS : Si vous voulez continuer à vous "poiler" sur le sujet des animaux et de la religion, allez donc faire un tour sur ce site pour avoir les "réponses à vos questions" ;-)