Je vous le dis tout de suite, je n'ai pas d'avis arrêté sur la question.
Sur ce sujet là comme sur beaucoup d'autres, je pense en effet qu'il n'y a pas de solution miracle ou de vérité absolue.
Mais comme j'ai donné mon sang hier (j'estime avoir cette responsabilité depuis que j'ai appris la malédiction qui me touchait : être O négatif, à savoir pouvoir donner à tout le monde mais ne recevoir que de son groupe).
En ce qui me concerne, et s'il fallait s'en tenir à de la pure analyse textuelle, je crois qu'il est illogique de rémunérer un don.
En effet, si l'on se réfère à la définition du web, donner c'est l' "Action d'abandonner gratuitement (donner) à qqn la propriété ou la jouissance de qqch."
En partant de là, la rémunération d'un don est juste impossible. Dans ce cas, il s'agit d'un acte marchand, ni plus ni moins (produit contre rémunération).
Éthiquement parlant, cela revient donc à se demander si l'on peut accepter, globalement, la "marchandisation" du corps humain.
Ne nous voilons pas la face : C'est déjà ce qui est pratiqué pour la GPA : Quelqu'un a besoin d'une partie du corps d'un autre, qu'il lui loue (dans ce cas), ou qu'il achète (sang, ou pire encore, organes...).
Le dilemme éthique est évident : Les personnes dans le besoin devraient-elles vendre une partie de son corps pour pouvoir simplement vivre, alors que d'autres, plus aisées, les rémunèreraient pour cela ?
Le don du sang est heureusement très loin de se rapprocher d'un don d'organe (poumon, rein), mais le "principe" reste malgré tout le même.
Ce "principe", qui en cela rejoint une question de "morale", diffère selon les pays :
Officiellement, l'OMS a demandé en 1997 (source) à ce que tous les dons de sang soient gratuits dans tous les pays. Mais moins de la moitié en ont fait une obligation.
Ainsi aux Etats-Unis, l'hyper-capitalisme ambiant fait accepter cette démarche de marchandisation de son propre corps comme un simple "business".
Les "America's Blood Centers" comptent sur les dons gratuits (pléonasme ?), mais il est commun d'être rémunéré, ailleurs, pour ses dons de plasma.
Il est aussi possible d'y "vendre" différents types d'organes et de tissus (je ne rentrerai pas dans les détails).
Je poserai juste la question qui tue (c'est le cas de le dire), à savoir, faut-il refuser le "don payant", sachant que celui-ci pourrait permettre de sauver beaucoup plus de vies que le "don gratuit" ?
Dans un monde parfait, tout le monde prendrait soin de son prochain, et ce genre de question ne se poserait pas.
Mais malheureusement, l'altruisme ne fait pas partie des valeurs les mieux partagées par l'espèce humaine.
Si la marchandisation permet alors de résoudre un problème de pénurie des dons, ne serait-il pas logique de l'accepter, ou tout du moins d'y réfléchir sérieusement ?
Et si on demandait l'avis aux français sur la question ?
Je m'appelle Input Output, mais tout le monde m'appelle IO (prononcer à l'américaine "aye-oh"). Bienvenue sur ce blog, dans lequel j'évoque mes réflexions et (donc forcément aussi) mes points de vue sur le monde qui nous entoure, dans la limite des mes connaissances et de mes capacités. Si vous ne partagiez pas certains de mes avis, n'hésitez pas à laisser le vôtre en commentaire, nous pourrons en débattre (tous) ensemble !
lundi 24 juin 2019
jeudi 20 juin 2019
Horoscrotte
Je sens bien (sans mauvais jeu de mot), que je vais encore me faire des amis avec cet article...Pas grave, je suis habitué...
Des soi-disant "prévisions du jour", météo probabiliste de l'âme, valables de la même façon pour des millions de personnes juste parce qu'elles sont nées au même moment de l'année, et ce quel que soit leur âge, leur sexe, leur niveau social, leur pays...
Mais comment diable, au XXIe siècle, est-il encore possible que des personnes qui soient allées à l'école croient encore à ce genre de sornettes (Wikipedia définissant bien l'astrologie comme une pseudo-science), au point que les radios et les journaux dépensent encore du temps et de l'encre pour en parler ?
La réponse est malheureusement simple : Encore beaucoup de personnes sont persuadées qu'il existe un "destin", ou pire, que "Dieu a un plan pour eux".
Le fait que la position des étoiles - qui ne change que parce que la Terre tourne et se déplace - définisse la trajectoire et les sentiments des fourmis qui marchent à sa surface, leur semble donc tout à fait plausible et en accord avec leurs croyances...
Ma grand-mère, loin d'être bête, et mon père, loin d'être catholique, y croyaient pourtant aussi.
Sans doute parce que ces prédictions (le mot me semble plus correct), sont rédigées de façon à pouvoir parler à tous :
N'avez-vous d'ailleurs jamais prêté attention au fait que si vous écoutez ou lisez n'importe laquelle des prédictions pour n'importe quel signe, vous trouverez toujours quelque chose qui vous "parle" ?
Qui n'a pas une dispute en cours, des problèmes au travail, un projet en tête ?
Les "astrologues" en charge de rédiger ces "prophéties" tiennent donc compte de cela, en essayant de proposer quelque chose qui pourra convenir, "parler" au plus grand nombre, comme par exemple celle-ci, entendue ce matin dans mon lit : "Pour ceux qui travaillent dans une hiérarchie (NDLR : 90% des personnes), il est possible (NDLR : peut-être mais pas sûr) que l'on vous propose une promotion..."
Autre point, les prévisions sont toujours globalement optimistes : Vous n'entendrez ou ne lirez jamais une prédiction du style :
"Attention, c'est vraiment une mauvaise journée qui s'annonce pour vous, vous devriez rester au lit.".
Ou encore : "Beaucoup de signes du lion vont mourir aujourd'hui, faites attention au volant ou en traversant la route."
Bref, c'était mon petit coup de gueule du jour contre tous ces médias qui prennent les gens pour des imbéciles...et tous ceux qui le sont vraiment...
Et oui, j'ose l'affirmer, l'horoscope, c'est de la m....
Des soi-disant "prévisions du jour", météo probabiliste de l'âme, valables de la même façon pour des millions de personnes juste parce qu'elles sont nées au même moment de l'année, et ce quel que soit leur âge, leur sexe, leur niveau social, leur pays...
Mais comment diable, au XXIe siècle, est-il encore possible que des personnes qui soient allées à l'école croient encore à ce genre de sornettes (Wikipedia définissant bien l'astrologie comme une pseudo-science), au point que les radios et les journaux dépensent encore du temps et de l'encre pour en parler ?
La réponse est malheureusement simple : Encore beaucoup de personnes sont persuadées qu'il existe un "destin", ou pire, que "Dieu a un plan pour eux".
Le fait que la position des étoiles - qui ne change que parce que la Terre tourne et se déplace - définisse la trajectoire et les sentiments des fourmis qui marchent à sa surface, leur semble donc tout à fait plausible et en accord avec leurs croyances...
Ma grand-mère, loin d'être bête, et mon père, loin d'être catholique, y croyaient pourtant aussi.
Sans doute parce que ces prédictions (le mot me semble plus correct), sont rédigées de façon à pouvoir parler à tous :
N'avez-vous d'ailleurs jamais prêté attention au fait que si vous écoutez ou lisez n'importe laquelle des prédictions pour n'importe quel signe, vous trouverez toujours quelque chose qui vous "parle" ?
Qui n'a pas une dispute en cours, des problèmes au travail, un projet en tête ?
Les "astrologues" en charge de rédiger ces "prophéties" tiennent donc compte de cela, en essayant de proposer quelque chose qui pourra convenir, "parler" au plus grand nombre, comme par exemple celle-ci, entendue ce matin dans mon lit : "Pour ceux qui travaillent dans une hiérarchie (NDLR : 90% des personnes), il est possible (NDLR : peut-être mais pas sûr) que l'on vous propose une promotion..."
Autre point, les prévisions sont toujours globalement optimistes : Vous n'entendrez ou ne lirez jamais une prédiction du style :
"Attention, c'est vraiment une mauvaise journée qui s'annonce pour vous, vous devriez rester au lit.".
Ou encore : "Beaucoup de signes du lion vont mourir aujourd'hui, faites attention au volant ou en traversant la route."
Bref, c'était mon petit coup de gueule du jour contre tous ces médias qui prennent les gens pour des imbéciles...et tous ceux qui le sont vraiment...
mardi 18 juin 2019
Pour un permis de voter ?
L'idée n'est pas de moi, mais d'un ancien ami qui pensait en gros que "le vote est trop important pour le laisser à n'importe qui".
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette idée, d'autant plus que je suis un fervent partisan de la démocratie directe utilisant le pouvoir de l'intelligence collective.
L'avis de tous, quelque soit le niveau social ou d'éducation, devrait pouvoir compter, et ce afin de pouvoir prendre des décisions tenant compte de l'intérêt de tous, au contraire d'une démocratie "représentative" qui ne représente que les intérêts d'une caste et de ses amis ?
Mais comment empêcher (par exemple) la logique suivante :
"Il faut taxer les riches" => Les riches partent => Moins de revenus et moins d'emplois ?
Notre Président, seul (ou presque), a fait le choix inverse, entre autres en supprimant l'ISF.
Son objectif n'était pas d'obtenir une révolution des classes moyennes, qui dure maintenant depuis des mois, mais d'essayer, candidement, de retenir les "richesses" en France (bon OK, comme dirait Juan Branco, c'était aussi sans doute pour rendre service à ses amis, qui ne sont pas vraiment des "gilets jaunes"...).
Si nous ouvrions ce choix à un vote en ligne (en plus du Référendum d'Initiative Partagée sur les Aéroports de Paris), et à d'autres, comment alors "empêcher" les votes égoïstes et centrés uniquement sur des intérêts particuliers ?
Car tout le monde sait bien que la somme des intérêts particuliers N'EST PAS l'intérêt général.
Faudrait-il donc tester les capacités des votants, par un QCM de quelques questions avant de pouvoir voter chaque proposition, pour être certain que la personne a bien compris les enjeux, les tenants et les aboutissants du problème ?
On pourrait aussi autoriser chaque parti politique à publier pour chaque sujet de vote une seule et unique vidéo de type "Tedxx", limitée à 5 mn, dans lequel il exposerait son point de vue.
Les citoyens pourraient alors voter en toute connaissance de cause, et décider eux-mêmes de leur destin.
Et si ça ne marche pas ?
Et bien la démocratie directe aura échoué, et nous devrons chercher un autre modèle, ce qui est une démarche parfaitement scientifique...
Et comme je dis toujours : "Essayer sans réussir, c'est déjà infiniment mieux que de ne rien faire"...
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette idée, d'autant plus que je suis un fervent partisan de la démocratie directe utilisant le pouvoir de l'intelligence collective.
L'avis de tous, quelque soit le niveau social ou d'éducation, devrait pouvoir compter, et ce afin de pouvoir prendre des décisions tenant compte de l'intérêt de tous, au contraire d'une démocratie "représentative" qui ne représente que les intérêts d'une caste et de ses amis ?
Mais comment empêcher (par exemple) la logique suivante :
"Il faut taxer les riches" => Les riches partent => Moins de revenus et moins d'emplois ?
Notre Président, seul (ou presque), a fait le choix inverse, entre autres en supprimant l'ISF.
Son objectif n'était pas d'obtenir une révolution des classes moyennes, qui dure maintenant depuis des mois, mais d'essayer, candidement, de retenir les "richesses" en France (bon OK, comme dirait Juan Branco, c'était aussi sans doute pour rendre service à ses amis, qui ne sont pas vraiment des "gilets jaunes"...).
Si nous ouvrions ce choix à un vote en ligne (en plus du Référendum d'Initiative Partagée sur les Aéroports de Paris), et à d'autres, comment alors "empêcher" les votes égoïstes et centrés uniquement sur des intérêts particuliers ?
Car tout le monde sait bien que la somme des intérêts particuliers N'EST PAS l'intérêt général.
Faudrait-il donc tester les capacités des votants, par un QCM de quelques questions avant de pouvoir voter chaque proposition, pour être certain que la personne a bien compris les enjeux, les tenants et les aboutissants du problème ?
On pourrait aussi autoriser chaque parti politique à publier pour chaque sujet de vote une seule et unique vidéo de type "Tedxx", limitée à 5 mn, dans lequel il exposerait son point de vue.
Les citoyens pourraient alors voter en toute connaissance de cause, et décider eux-mêmes de leur destin.
Et si ça ne marche pas ?
Et bien la démocratie directe aura échoué, et nous devrons chercher un autre modèle, ce qui est une démarche parfaitement scientifique...
Et comme je dis toujours : "Essayer sans réussir, c'est déjà infiniment mieux que de ne rien faire"...
lundi 17 juin 2019
Placardisation dans la Fonction Publique (Territoriale) : Lettre ouverte aux syndicats
J'ai envoyé ce jour le courrier suivant à l'ensemble des syndicats de ma collectivité :
Que vont faire les syndicats de la Fonction Publique à votre avis ?
Monter au créneau et dénoncer cette pratique honteuse ?
Ou bien, à l'instar de leur hiérarchie, pratiquer la politique de l'autruche en espérant continuer de faire oublier ce grave problème, lui aussi directement lié au statut de la Fonction Publique ?
To be continued...#JeSuisAuPlacard
vendredi 26 avril 2019
mercredi 24 avril 2019
De la Vérité
Je me doute que de nombreux philosophes ont parlé de la Vérité, et de la recherche de cette dernière, comme un Graal inatteignable.
Je ne ferai donc sans doute pas mieux qu'eux, mais je veux avant tout éclaircir ma propre vision, pour tenter de m'en approcher :
Je taclerai tout de suite et ici certaines visions purement religieuses que j'ai pu voir ça et là sur Internet : Dieu/Jésus/le père/le fils/la grand-mère, ne sont pas synonymes de "Vérité", bien au contraire. Toutes les religions ne sont que des cannes d'aveugles inventées par les Hommes pour répondre par défaut à des questions auxquelles nous n'avons pas (encore) de réponse.
Ceci étant clarifié, il faut aussi se poser une question essentielle : Existe t-il une seule vérité, ou bien une multitude ?
Mon esprit scientifique s'est souvent heurté à cette question : Comment pourrait-il y avoir plusieurs réponses (valables) à la même question ?
La réponse à la question : "Dieu existe t-il ?" est-elle unique, multiple, ou ne peut-elle que se limiter à un avis ou à une intuition, qui n'ont tous deux aucun caractère d'absolu que devrait normalement revêtir la Vérité ?
Comment le chat de Schrödinger pourrait-il à la fois être mort, vivant, et même dans d'autres états ?
Commençons par là : Lorsqu'il est physiquement impossible de connaître la réponse à une question, on ne peut que se limiter aux conjectures.
Ainsi, on ne peut pas savoir avant d'ouvrir la boîte si le chat possiblement empoisonné est mort ou vivant.
Le choix est binaire et rien ne permet d'en savoir plus, n'en déplaise aux fanatiques de la théorie de la mécanique quantique qui voudront voir toute une gamme de chats mort-vivants à l'intérieur de la boîte.
C'est la même chose pour l'existence de Dieu : Les athées (dont je suis), sont convaincus que cet "outil" a été créé pour répondre à des besoins humains et que la souffrance et l'injustice du monde dans lequel nous vivons montrent surtout son absence. Mais tout cela (et plus encore) ne constitue pas pour autant une preuve absolue de sa "non-existence" (qu'il est par ailleurs impossible à prouver par définition).
D'un autre côté, les croyants, de tous poils, croient "sentir" Dieu/Jésus/la vierge Marie et s'imaginent lui parler. Ils sont persuadés entre autres que la vie sur Terre est trop complexe pour n'être due qu'au hasard et à l'évolution, et espèrent désespérément qu'une "âme" survivra à leur corps une fois morts. Mais cela n'en fait pas une preuve pour autant (loin de là même, cette "croyance" coïncidant étrangement en tous points à tous nos désirs comme le fait bien remarquer André COMTE-SPONVILLE dans l'Esprit de l'Athéïsme).
Sur ce sujet donc, les agnostiques semblent avoir la bonne posture, puisque rien, comme dans le cas du chat de Schrödinger, ne permet de déterminer de façon indéniable quelle est la Vérité "vraie", si j'osais le pléonasme, sur l'existence ou pas de Dieu, du paradis et de tous ses anges avant notre mort.
Avoir une idée sur la question se limite donc à avoir un avis ou à faire un pari, comme l'a malicieusement présenté Pascal, qui ne faisait ainsi qu'admettre que la croyance ne pouvait se justifier de façon scientifique.
Mais le concept de Vérité ne se limite pas à cela : Il faut aussi lui ajouter celui de Vérité que j’appellerais "relative", autant que le temps d'Einstein dépend du référentiel dans lequel on le mesure.
Exemple : Dans mon livre, j'évoque la notion de "points de vue", qui illustre bien la notion de "vérité relative" : Ainsi, si deux personnes regardent chacune un côté de la même pièce de monnaie, l'une pourra déclarer "Pile", et l'autre "Face".
Les deux affirmations, qui concernent le même objet, sont différentes et pourtant toutes deux vraies en même temps, ce qui en soit pourrait paraître impossible.
Picasso le disait aussi d'une autre façon : "S'il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème".
Ici, la vérité est davantage une "vision", une "façon de voir", et chacune est aussi valide que l'autre, contrairement au cas précédent où personne ne peut savoir qui a tort mais où un seul a raison.
Pour finir, il y a la Vérité que j’appellerais "scientifique". 1+1=2. On le sait, et toute affirmation contraire serait fausse.
Et pourtant, même la Science est relative et/ou n'est que construction/déconstruction progressive :
Ainsi par exemple, les axiomes d'Euclide sur les parallèles telle que nous les avons tous appris à l'école ne sont plus vrais en géométrie non-euclidienne.
Quant au second cas, alors par exemple que Newton a établi la loi de la gravitation universelle en basant ses formules sur l’instantanéité de son action, Einstein a suggéré des années plus tard que cette force ne se propage "qu'à" la vitesse de la lumière, la première "loi" ne devenant qu'un cas particulier d'une autre théorie bien différente...
Il n'existe donc même pas véritablement de vérité "scientifique" absolue et immuable.
La conclusion de toutes ces "constatations" m'amène donc à revoir ma propre vision de la Vérité : Elle ne peut clairement pas être considérée comme unique ni éternelle, même si cela serait plus simple et donc nous arrangerait bien...
Elle dépend du lieu et du point de vue duquel on se place pour l'observer (un gilet jaune étant considéré comme un riche par un érythréen), mais aussi du moment (de l'histoire) où l'on fait cette observation.
Finalement, la Vérité n'est qu'un immense kaléidoscope qui change de formes et de couleurs selon l'endroit, le moment et la personne qui l'utilise, et sûrement pas une Vérité "révélée" valable pour tous, partout et pour l'éternité, contrairement à ce que voudraient pourtant nous convaincre de croire tous les membres, gourous et extrémistes des multiples sectes auxquelles la race humaine a donné naissance...
Et bien sûr, pour que cette définition de la Vérité soit valable récursivement, ce petit article n'est bien évidemment que le reflet de ma propre pensée, qui n'est donc finalement valable que pour moi, ici et maintenant...A bon entendeur...
Je ne ferai donc sans doute pas mieux qu'eux, mais je veux avant tout éclaircir ma propre vision, pour tenter de m'en approcher :
Je taclerai tout de suite et ici certaines visions purement religieuses que j'ai pu voir ça et là sur Internet : Dieu/Jésus/le père/le fils/la grand-mère, ne sont pas synonymes de "Vérité", bien au contraire. Toutes les religions ne sont que des cannes d'aveugles inventées par les Hommes pour répondre par défaut à des questions auxquelles nous n'avons pas (encore) de réponse.
Ceci étant clarifié, il faut aussi se poser une question essentielle : Existe t-il une seule vérité, ou bien une multitude ?
Mon esprit scientifique s'est souvent heurté à cette question : Comment pourrait-il y avoir plusieurs réponses (valables) à la même question ?
La réponse à la question : "Dieu existe t-il ?" est-elle unique, multiple, ou ne peut-elle que se limiter à un avis ou à une intuition, qui n'ont tous deux aucun caractère d'absolu que devrait normalement revêtir la Vérité ?
Comment le chat de Schrödinger pourrait-il à la fois être mort, vivant, et même dans d'autres états ?
Commençons par là : Lorsqu'il est physiquement impossible de connaître la réponse à une question, on ne peut que se limiter aux conjectures.
Ainsi, on ne peut pas savoir avant d'ouvrir la boîte si le chat possiblement empoisonné est mort ou vivant.
Le choix est binaire et rien ne permet d'en savoir plus, n'en déplaise aux fanatiques de la théorie de la mécanique quantique qui voudront voir toute une gamme de chats mort-vivants à l'intérieur de la boîte.
C'est la même chose pour l'existence de Dieu : Les athées (dont je suis), sont convaincus que cet "outil" a été créé pour répondre à des besoins humains et que la souffrance et l'injustice du monde dans lequel nous vivons montrent surtout son absence. Mais tout cela (et plus encore) ne constitue pas pour autant une preuve absolue de sa "non-existence" (qu'il est par ailleurs impossible à prouver par définition).
D'un autre côté, les croyants, de tous poils, croient "sentir" Dieu/Jésus/la vierge Marie et s'imaginent lui parler. Ils sont persuadés entre autres que la vie sur Terre est trop complexe pour n'être due qu'au hasard et à l'évolution, et espèrent désespérément qu'une "âme" survivra à leur corps une fois morts. Mais cela n'en fait pas une preuve pour autant (loin de là même, cette "croyance" coïncidant étrangement en tous points à tous nos désirs comme le fait bien remarquer André COMTE-SPONVILLE dans l'Esprit de l'Athéïsme).
Sur ce sujet donc, les agnostiques semblent avoir la bonne posture, puisque rien, comme dans le cas du chat de Schrödinger, ne permet de déterminer de façon indéniable quelle est la Vérité "vraie", si j'osais le pléonasme, sur l'existence ou pas de Dieu, du paradis et de tous ses anges avant notre mort.
Avoir une idée sur la question se limite donc à avoir un avis ou à faire un pari, comme l'a malicieusement présenté Pascal, qui ne faisait ainsi qu'admettre que la croyance ne pouvait se justifier de façon scientifique.
Mais le concept de Vérité ne se limite pas à cela : Il faut aussi lui ajouter celui de Vérité que j’appellerais "relative", autant que le temps d'Einstein dépend du référentiel dans lequel on le mesure.
Exemple : Dans mon livre, j'évoque la notion de "points de vue", qui illustre bien la notion de "vérité relative" : Ainsi, si deux personnes regardent chacune un côté de la même pièce de monnaie, l'une pourra déclarer "Pile", et l'autre "Face".
Les deux affirmations, qui concernent le même objet, sont différentes et pourtant toutes deux vraies en même temps, ce qui en soit pourrait paraître impossible.
Picasso le disait aussi d'une autre façon : "S'il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème".
Ici, la vérité est davantage une "vision", une "façon de voir", et chacune est aussi valide que l'autre, contrairement au cas précédent où personne ne peut savoir qui a tort mais où un seul a raison.
Pour finir, il y a la Vérité que j’appellerais "scientifique". 1+1=2. On le sait, et toute affirmation contraire serait fausse.
Et pourtant, même la Science est relative et/ou n'est que construction/déconstruction progressive :
Ainsi par exemple, les axiomes d'Euclide sur les parallèles telle que nous les avons tous appris à l'école ne sont plus vrais en géométrie non-euclidienne.
Quant au second cas, alors par exemple que Newton a établi la loi de la gravitation universelle en basant ses formules sur l’instantanéité de son action, Einstein a suggéré des années plus tard que cette force ne se propage "qu'à" la vitesse de la lumière, la première "loi" ne devenant qu'un cas particulier d'une autre théorie bien différente...
Il n'existe donc même pas véritablement de vérité "scientifique" absolue et immuable.
La conclusion de toutes ces "constatations" m'amène donc à revoir ma propre vision de la Vérité : Elle ne peut clairement pas être considérée comme unique ni éternelle, même si cela serait plus simple et donc nous arrangerait bien...
Elle dépend du lieu et du point de vue duquel on se place pour l'observer (un gilet jaune étant considéré comme un riche par un érythréen), mais aussi du moment (de l'histoire) où l'on fait cette observation.
Finalement, la Vérité n'est qu'un immense kaléidoscope qui change de formes et de couleurs selon l'endroit, le moment et la personne qui l'utilise, et sûrement pas une Vérité "révélée" valable pour tous, partout et pour l'éternité, contrairement à ce que voudraient pourtant nous convaincre de croire tous les membres, gourous et extrémistes des multiples sectes auxquelles la race humaine a donné naissance...
Et bien sûr, pour que cette définition de la Vérité soit valable récursivement, ce petit article n'est bien évidemment que le reflet de ma propre pensée, qui n'est donc finalement valable que pour moi, ici et maintenant...A bon entendeur...
mercredi 17 avril 2019
La famille décomposée
Oui, c'est ma façon à moi d'appeler ce que la majorité des gens nomment une famille "recomposée"...
En effet, si tant est qu'il soit assez réaliste, ce terme est encore trop euphémistique à mon goût pour décrire le fonctionnement d'un groupe de personnes où les protagonistes ne trouvent que difficilement leur place...
Car il est déjà assez difficile de maintenir une (vraie) famille unie : Les rides et la routine mettent le couple à l'épreuve, et cela à un point tel qu'un mariage sur deux finit par un divorce...
Les enfants grandissent et deviennent parfois pénibles à supporter, même quand on est un parent "légitime"...
Alors que penser de ce "patchwork familial", composé pour commencer de deux adultes aigris par une première expérience de vie de famille ratée, qui décident de se remettre en couple en amenant chacun de leur côté leur progéniture, voire en ajoutant des nouveaux nés pour arriver parfois à devoir gérer une demi-douzaine d'enfants à eux seuls ?
Ces enfants ont parfois de grandes différences d'âge, et ne sont - même pas - demi-frères ou demi-sœurs.
Comment pourraient-ils alors se supporter alors qu'ils se disputaient parfois déjà entre frères et sœurs ?
Comment les pseudo-parents d'enfants qui ne sont pas les leurs arrivent à justifier leur autorité sur eux alors que cette tâche est déjà loin d'être évidente quand il s'agit de vos propres enfants ?
Comment fait cette jolie tribu pour se déplacer, à moins d'investir dans un mini-bus ?
Qui paye le restaurant le peu de fois où ils s'y rendent ensemble ?
Est-ce que chacun paye pour ses enfants, plus la moitié pour les enfants en commun ?
Et pour les courses, qui paye quoi ?
Je ne dis pas que les personnes ayant eu une première expérience de la vie de couple et de la famille malheureuse doivent être condamnées à vivre seules le restant de leurs jours.
Mais présenter un ersatz de famille comme une apparente réussite est plus que trompeur et ne devrait donner d'illusions à personne...enfin c'est mon avis !
En effet, si tant est qu'il soit assez réaliste, ce terme est encore trop euphémistique à mon goût pour décrire le fonctionnement d'un groupe de personnes où les protagonistes ne trouvent que difficilement leur place...
Car il est déjà assez difficile de maintenir une (vraie) famille unie : Les rides et la routine mettent le couple à l'épreuve, et cela à un point tel qu'un mariage sur deux finit par un divorce...
Les enfants grandissent et deviennent parfois pénibles à supporter, même quand on est un parent "légitime"...
Alors que penser de ce "patchwork familial", composé pour commencer de deux adultes aigris par une première expérience de vie de famille ratée, qui décident de se remettre en couple en amenant chacun de leur côté leur progéniture, voire en ajoutant des nouveaux nés pour arriver parfois à devoir gérer une demi-douzaine d'enfants à eux seuls ?
Ces enfants ont parfois de grandes différences d'âge, et ne sont - même pas - demi-frères ou demi-sœurs.
Comment pourraient-ils alors se supporter alors qu'ils se disputaient parfois déjà entre frères et sœurs ?
Comment les pseudo-parents d'enfants qui ne sont pas les leurs arrivent à justifier leur autorité sur eux alors que cette tâche est déjà loin d'être évidente quand il s'agit de vos propres enfants ?
Comment fait cette jolie tribu pour se déplacer, à moins d'investir dans un mini-bus ?
Qui paye le restaurant le peu de fois où ils s'y rendent ensemble ?
Est-ce que chacun paye pour ses enfants, plus la moitié pour les enfants en commun ?
Et pour les courses, qui paye quoi ?
Je ne dis pas que les personnes ayant eu une première expérience de la vie de couple et de la famille malheureuse doivent être condamnées à vivre seules le restant de leurs jours.
Mais présenter un ersatz de famille comme une apparente réussite est plus que trompeur et ne devrait donner d'illusions à personne...enfin c'est mon avis !
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