mardi 21 février 2017

Cigarette et plaisir

Je ne m'étais déjà pas fait des amis des fumeurs avec mon précédent billet où je proposais de faire une loi pour décompter la pause cigarette du temps de travail dans les entreprises où les employés pointent. 

Et bien j'ai décidé de m'enfoncer auprès d'eux (j'assume), en affirmant que la cigarette n'est JAMAIS un plaisir.

Quand on essaie, c'est dégueu (je le sais car  mon père, fumeur, a eu l'intelligence de me faire essayer devant mes questions répétées sur le sujet). 
Mais comme on a envie de faire partie du troupeau (pas esprit grégaire et pour être mieux tondu par les cigarettiers), on insiste...
Et comme l'être humain s'habitue à tout, on finit par trouver normal de respirer volontairement de la fumée toxique (et de payer - bien cher - pour le faire !).


Je ne parlerai pas ici de l'étrangeté (surtout pour les femmes) d'accepter d'avoir une haleine fétide et de transporter avec soi une odeur horrible alors même que certaines se sont vidées dessus le matin même la moitié d'une bouteille de parfum. 
Je ne me moquerai pas non plus des fumeurs en voiture qui l'hiver se gèlent les burnes fenêtre ouverte pour ne pas s'étouffer, alors même que cela prouve leur manque d'intelligence, puisqu'ils pourraient se contenter, vitres closes, de tirer 2 ou 3 coups sur leur clope et l'éteindre pour la garder pour plus tard tout en profitant en circuit fermé de cette fumée dont ils raffolent aussi longtemps qu'ils le désirent. 
Je ne vous raconterai pas non plus la fois où un collègue de travail m'a expliqué qu'il aimait fumer parce que ça "donnait de la prestance". 
J'ai instantanément éclaté de rire et il a pas aimé du tout... 

Car une fois "habitué" à la cigarette, on ne fume (toujours) pas par plaisir : Car à ce stade, on est devenu ce qui s'appelle tout simplement un drogué. 
On fume donc dès ce moment pour satisfaire un besoin devenu physiologique, sans quoi on ressent une sensation de "manque" désagréable, mais qui rend aussi irritable et nerveux (entre autres), effet corollaire de toutes les drogues... 

CQFD donc. 

PS : Je ne parle bien sûr pas ici du cigare de la Havane que Guy SAVOY savoure à la fin d'un bon repas, comme il l'a concédé. Je me permets effectivement de faire la nuance entre un produit de luxe, naturel et fabriqué à la main (même si la nicotine contenue dans la feuille de tabac ainsi roulée reste de la drogue) et un tas de déchets divers et variés hachés et roulés dans une vulgaire feuille de papier éventuellement dotée d'un filtre - pour se donner bonne conscience ? pour espérer limiter la casse ?

PS2 : Cet acharnement de ma part contre les fumeurs vient du fait que ces derniers combinent tout ce que je déteste le plus dans le comportement humain :
- Suivre le troupeau pour imiter sans réfléchir à la portée et au sens de ses actes
- Se faire prendre pour un pigeon à dépenser des sommes faramineuses pour se rendre malade et dépendant
- Etre dépendant d'un objet et d'un geste, ce qui confine au ridicule
- Manquer de respect pour les autres (jeter sa cigarette par la fenêtre ou l'écraser sur le sol sans réfléchir au fait que cela constitue un déchet, sortir de table au milieu d'un repas pour aller prendre sa dose, faire "profiter" de sa fumée son entourage, qu'on le connaisse (famille, amis...), ou pas (terrasse d'un café, concert en "plein air"...)

De l'Education

Nous sommes en 2016.
L'éducation, comme tout, a évolué, et ce n'est pas moi qui m'en plaindrait. Et mes filles encore moins.
Mais a t-elle vraiment évolué dans le bon sens, that is the question.

Depuis que j'ai la chance d'être Papa, je me suis en effet posé pas mal de questions sur le sujet, et essayé de faire au mieux (car de toutes façons quoi qu'on fasse ça ne sera pas bien ;-).
Je ne me suis pas contenté (comme certains), de lire, d'apprendre par cœur et de répéter sur mes enfants un manuel sur l'"éducation moderne" acheté pendant la grossesse dans le rayon "Meilleure Vente en Famille, Santé et Bien-être" sur Amazon.
J'ai privilégié le dialogue et la franchise, même si, toute vérité n'étant pas forcément bonne à dire (si, si, je vous jure !), j'ai parfois dû ronger mon frein.
J'aime parler (et écrire mais ça vous l'aviez remarqué) et sur ce point c'était une bonne chose d'avoir deux filles, a priori un peu plus portées sur la discussion que des garçons.
J'ai donc souvent (toujours) argumenté mes décisions, quelles qu'elles soient.
Rassurez-vous, je ne vais pas dire que je regrette le bon vieux temps où les parents donnaient des ordres aux enfants et sortaient la ceinture s'ils n'étaient pas exécutés à temps.

Mais, car il y a un mais, je constate que cette pratique du dialogue, surtout si elle est exagérée (et comme tous les extrêmes donc), peut poser problème.
Ainsi, pour moi, un manque de respect caractérisé (voire une insulte), doit être "punie" sur le champ, et pas "commentée" comme un problème quelconque.
Par exemple, une connaissance s'était pris un "Je vais te mettre à la poubelle !" par sa fille de 4 ans qui ne voulait pas partir de chez nous.
Fidèle au mode opératoire écrit dans le bouquin que le couple avait acheté, il lui a répondu "qu'il comprenait qu'elle n'avait pas envie de partir mais qu'elle s'était bien amusée et qu'il était à présent temps d'y aller".
Moi je sais ce que j'aurais fait.
Parce qu'à force de traiter nos enfants (qui plus est de cet âge-là), comme s'il étaient nos égaux (et même, je ne laisserai personne de mon âge me parler de la sorte), nous manquons à notre devoir.
Notre devoir, c'est de fixer des repères et des limites, définir notre place d'éducateurs et celle de nos enfants, pour que l'"équipe" de la maison fonctionne bien (oui, c'est aussi le manager et l'ingénieur que je suis qui parle).
Comme dirait une de nos connaissances qui a d'ailleurs écrit un livre sur le sujet (que je n'ai pas lu mais dont le titre à lui seul dit beaucoup), un enfant roi est un enfant sans loi.

Et comment est-ce qu'éduquer un enfant en le laissant penser que tout lui est dû et qu'il n'a rien à faire qu'à demander pour obtenir pourrait être une méthode qui va le préparer à la vie qui l'attend ?
Car cette dernière sera faite d'obligations, de lois (surtout s'il reste en France), et d'ordres - tout le monde à son niveau ayant des ordres à suivre, même les "Présidents" et "Présidentes".
Je ne dis pas qu'il faut obéir sans discuter. Ce serait même contraire à mes principes.
La discussion est toujours possible (c'est d'ailleurs pour cela que j'ajoute toujours des explications "par défaut" à mes demandes (pour éviter les discussions justement si possible), que ce soit dans le domaine privé ou professionnel).
Mais nous serons toujours voués à jouer un rôle dans la société (et c'est tant mieux - à moins d'avoir envie de vivre en ermite), avec des libertés certes (quoique..), mais aussi des contraintes, en vue d'"apporter notre pierre à l'édifice".
Il me semble donc parfaitement cohérent d'apprendre à nos enfants à respecter des règles de politesse (et dans respecter il y a RESPECT) et de vie en communauté.
Ainsi, mais c'est un tout petit exemple parmi d'autres, j'EXIGE que ma fille (la grande surtout - elle a 15 ans), réponde à mes courriels.
Je suis loin de la spammer (si je lui écris 2 fois par mois c'est un grand maximum), et donc je lui demande qu'elle montre du respect pour le temps que j'ai pris pour lui écrire, ne serait-ce qu'en écrivant "OK vu" en retour (10 secondes chrono).
Je n'accepte pas qu'elle me réponde qu'elle n'a pas le temps, car je considère cette absence de réponse à un mail de la même façon qu'une absence de réponse quand j'adresse la parole à quelqu'un.
Car je n'accepte pas non plus que les personnes à qui j'écris des courriels ne prennent même pas le temps de répondre (à moins bien sûr qu'ils n'aient pas le temps car ils sont en train de regarder les pubs entre deux blablas de Koh-Lanta ou de nettoyer amoureusement leur voiture au jet d'eau et à l'éponge).
C'est de l'impolitesse, je dirais même une insulte au temps passé à rédiger son message (souvent dans l'intérêt des destinataires).
En tous cas c'est mon avis.

Mais je ne veux pas m'arrêter sur cet exemple ponctuel même s'il est symptomatique.
L'idée générique est que nous avons le rôle d'éduquer nos enfants, et en aucun cas de satisfaire le moindre de leurs désirs sans rien exiger d'eux en retour (sans en faire pour autant des esclaves), alors même que la loi d'action-réaction régit l'univers tout entier.
Pourquoi alors de plus en plus de parents (et certaines "religions") élèvent leur progéniture au statut de dieux vivants ?
Je n'écrirai pas de livre sur la question (un billet de blog ça me suffit, je suis un gars "synthétique").
Mais j'ai quelques idées...(vous vous en doutiez bien...) :
1/ Si on est les parents d'un "dieu vivant", sans défauts et sans reproche, c'est sans doute qu'on est soi-même encore "plus mieux" (que les autres). C'est bon pour l'égo. Quel plaisir pour certains, de plus en plus nombreux bizarrement, de pouvoir crier à qui voudra l'entendre : "Ma fille est précoce !".
Forcément, à lui parler comme si elle était notre égal et à lui demander à 4 ans où elle a envie de passer ses vacances, pas étonnant qu'elle soit "précoce" (c'est une "néo-maladie" apparentée aux dys-*).
On va bien rire quand elle aura 16 ans...
2/ Ça fait plaisir de faire plaisir. C'est une de mes théories, qui m'a coûté une très longue dispute le jour de mes 18 ans, mais je pense que c'est un fait. On ressent du plaisir lorsque l'on sait que l'on satisfait les désirs de l'autre. C'est vrai pour les cadeaux (mais aussi pour les bons petits plats et plus si affinités ;-)  de plus en plus hors de prix que les parents offrent à leur enfants (JOTT à €300, Iphone à €800...).
3/ On se dit qu'ils nous aimeront plus si on les comble de bonheur et de cadeaux et qu'on assouvit le moindre de leurs désirs. Rien n'est plus faux car tout est relatif : Il faudra toujours faire mieux que le copain ou mieux que la dernière fois.
Qui plus est, les enfants en veulent toujours davantage. Ils ont du mal à "mesurer" dans l'absolu, encore plus de comparer avec ceux qui n'ont rien (et pourtant ce n'est pas faute de leur dire !), et demandent par principe (évolution, progrès ?) toujours plus.
4/ C'est reposant et facile. Tu veux une JOTT pour Noël (décidément, j'en ai contre eux, on croirait que c'est du vécu ;-), OK je vais te l'acheter !
Si la réponse est non, il faut expliquer pourquoi, se justifier, parlementer, discuter (et éventuellement se disputer avec le conjoint s'il n'est pas d'accord - grande spécialité des enfants), etc, etc...


Je pense pour ma part que la fainéantise et la facilité sont les raisons (société de loisirs oblige) qui l'emportent pour expliquer cette "démission" du rôle d'éducateur que devrait pourtant tenir tous les parents.
Les enfants le savent (inconsciemment, mais pas tout à fait), et l'exploitent.
Il le savent et l'exploitent depuis qu'ils ont 3 mois et qu'ils ont compris que s'ils hurlent très fort assez longtemps on vient pour les prendre au bras et les bercer.
Sauf si on les laisser pleurer.
Et ça va faire bizarre à certains, mais l'Éducation, c'est aussi ça parfois...

vendredi 3 février 2017

Nos amis les "bêtes"

Assertion : Le plaisir maladif des fonctionnaires à rester dans le cadre établi et leur incapacité à avoir ne serait-ce qu'un avis sur des sujets qui concernent pourtant leur travail ne sont en fait que le corollaire de leur incompétence et du manque de maîtrise qui en découle. 

Preuve : Connaît-on des skieurs chevronnés qui se contentent de descendre des pistes blanches et ne font jamais de hors-piste ? 
Et quand un animal connaît parfaitement chaque centimètre carré de son enclos, il n'a qu'une envie, en sortir. Même si la clôture est électrifiée...


Et à propos d'animaux, une petite devinette :
Quel est le résultat du croisement hypothétique entre un âne et un escargot ? 
Un fonctionnaire ! 

Si si, réfléchissez bien...(même si ce n'est pas très gentil pour les ânes, comme me l'a fait remarquer une amie fonctionnaire)...


vendredi 27 janvier 2017

Marseille : La pire ville...du monde ?

C'est une question.
Car rassurez-vous, comme j'ai pour principe de ne pas faire aux autres ce que je n'aimerais pas que l'on me fasse, hors de question d'affirmer quelque chose puis de vous demander de me croire sur parole (même d'évangile...).
Je me contenterai donc ici d'énoncer des faits, des "travers" que cette ville, et surtout certains de ses habitants, cumulent.
Libre à vous d'avoir votre opinion par la suite...

Il n'aura échappé à personne que Marseille est située au bord de la mer.
Et qui dit côte, dit généralement port.
Et qui dit port, dit généralement aussi nombre important d'étrangers, venus pour l'attractivité économique, ce qui est une bonne chose pour la société en général...ou pour les aides, ce qui est nettement moins rentable...
Grâce à des frontières à "permabilité variable" (que je ne détaillerai pas ici), de nombreuses personnes usent et abusent du système social de notre "France Terre d'Accueil", qui encourage moins au travail qu'à l'assistanat...
C'est encore un autre sujet : Mais merci d'avance aux gauchistes de ne pas confondre "réalisme" avec "racisme".

Malgré tout, ces aides (qui ne concernent pas que les étrangers), ne permettent pas non plus de vivre dans l'opulence...Elles sont donc souvent complétées par de petits boulots (au black, et donc sans payer d'impôts), de petites combines, style les objets "tombés du camion".
Plus loin encore, ce sont les trafics en tous genres qui pullulent : drogue, armes, etc...qui transforment certaines cités en "zones de non-droit" où la police ne se rend que très rarement pour une mission à caractère publi-politique, et où même les postiers et les pompiers n'entrent plus de peur de se faire caillasser !

Ces trafics génèrent de la criminalité, encore un domaine pour lequel Marseille est tristement célèbre...
Partie la plus visible de l'iceberg, les "règlements de compte" pour lesquels notre ville est désormais bien connue.
Ces assassinats, presque salués par la population qui a pour habitude de dire "qu'ils se tuent entre eux", ne doivent pas pour autant cacher le reste de cette criminalité, du vol de portable, de bijoux, de sacs à main, en passant par les nombreuses attaques à l'arme blanche, allant parfois jusqu'à l'assassinat pur et simple...

Moins important par la "gravité" mais encore plus important par le nombre, sont les "agressions" diverses dont on peut facilement être victime à Marseille plus qu'ailleurs :
Qui n'a jamais été pris à parti / draguée lourdement pour les filles par un groupe de "jeunes" dans le métro ou ailleurs ?
Ou reçu un crachat que le mistral aurait légèrement dévié de sa trajectoire ?
Ou été agressé verbalement ou physiquement parce qu'il aurait eu l'outrecuidance de faire remarquer qu'on ne fume pas dans le métro ou qu'il est interdit de passer les barrières sans payer ?


Toutes ces agressions et ce comportement belliqueux est fortement lié au niveau d'éducation.

L'absence presque totale de civisme de cette f(r)ange de la population marseillaise, qui n'est malheureusement pas anecdotique, les rend incapables de se comporter correctement "en société", que ce soit dans la rue 
ou même dans le monde du travail.
Une partie de cette "vulgarité" a été tristement rendue célèbre par la "marchande de poisson" du Vieux-Port, interviewée systématiquement par le JT de TF1...
Il suffit aussi de pénétrer dans un des très nombreux bars de la cité et d'y écouter les conversations pour en avoir une autre forme de démonstration....
Par contre, ce manque de culture de base leur laisse toute la place possible pour retenir par cœur les salaires de chaque joueur de foot de l'OM ainsi que tous les scores de leur équipe fétiche, ou pour inventer des slogans "de stade" très originaux comme "Ho hisse, enc... !"

Une piste "cyclable" à Marseille
Ce manque d'éducation, de politesse et de civisme est aussi amplifiée sur la route, où l'effet "grossissant" du pare-brise laisse voir la profonde nature des gens :
De l'incivilité classique (oranges grillés, voies des bus non-respectée, queues de poisson, klaxons...) à des agressions physiques plus grave, 
Ajouté à cela (et aussi à cause de cela), Marseille est numéro un (si, si, je vous jure), en termes d'embouteillages, en Europe !
Et pour en finir sur le sujet de la route, Marseille a l'un des plus faibles kilométrages de pistes cyclables en France, osant prétendre "cyclables" certaines zones de façon risible (voir photo) !

On en arrive doucement à un des autres problèmes de la Ville : ses élus et leurs fonctionnaires.
Car c'est bien eux qui sont (entre autres) responsable des problèmes de "trafic" en tous genre :
A commencer par des travaux qui durent des plombes (plus de 80 ans pour la L2, un record (du monde ?) !).
Mais aussi des travaux (ou du nettoyage) réalisés sur des avenues à forte circulation à des heures de grande circulation, tout cela pour que les personnes âgées puissent contempler le travail des agents publics ou des sociétés employées pour faire le travail que les agents ne veulent pas faire, dans l'espoir qu'elles voteront pour les politiques déjà (encore) en place...

Marseille a ainsi l'un des ratios de fonctionnaires les plus importants de France (12000 agents + 6000 contractuels).
Lorsqu'on leur demande quel est leur travail, ils répondent (fièrement des fois), "je suis à la Ville". Ça leur suffit.
Ces derniers sont aussi parmi les premiers (sans être recordmen, désolé, c'est Montpellier, pas loin), en ce qui concerne les arrêts maladie.
Ces derniers sont distribués gratuitement (ou pas ?) par des médecins au mieux peu regardants et au pire complices.

Cette fainéantise n'est pas l'apanage de la seule ville de Marseille :
Elle concerne tout l'arc méditerranéen et se résume traditionnellement en deux mots : "l'effet soleil".
Il est ainsi tout à fait possible pour ces personnes de préférer rester attablées des heures, seules avec leur pastis, à une terrasse de café, plutôt que d'avoir un rôle "social" en tant qu'employé dans une entreprise.

Cette philosophie d'"en faire le moins possible" est un véritable état d'esprit dans cette ville.
Ça ne serait en fait pas très grave si cela ne s'en ressentait pas dans tous les domaines et surtout dans celui qui est pourtant d'une importance capitale : l’Éducation.

Là encore, nous avons défrayé la chronique et fait la une de l'actualité grâce à nos écoles vétustes et mal entretenues.
On a moins parlé de ces nombreuses écoles "poubelles" (souvent localisées dans les "quartiers nord"), et soigneusement évitées par les classes moyennes à hautes, obligées de se rabattre sur le privé et le catholicisme associé dont elles n'ont rien à faire, mais qui est la seule solution pour éviter les absences de professeurs et les grèves de cantine à répétition qui se retrouvent partout, encore une spécialité locale plus célèbre même que la bouillabaisse...
Et inutile de vous faire un dessin pour que vous imaginiez la fréquentation et la violence qui règne dans ces établissements...

Une autre des grandes spécialités de Marseille : la saleté.
Façades noires de pollution depuis des années sur la plus grande avenue de la Ville (photo), grèves des poubelles à répétition et de durée record (et même par des sociétés PRIVÉES !!), rats omniprésents, jets de cigarette et même de cendriers remplis par la fenêtre des véhicules...
Avec un peu de chance vous pourrez même vous rendre dans certains quartiers où les habitants jettent carrément leurs poubelles par les fenêtres des immeubles, qui s'éventrent en arrivant au sol !
Chaque dimanche, les habitants des quartier nord transforment même une avenue entière de Marseille en vide-grenier géant pendant la journée, puis en non moins immense dépotoir la fin de la journée venue...
Poubelle la vie qu'on vous dit !


Chaque peuple ayant les dirigeants qu'il mérite, impossible de parler de Marseille sans évoquer sa classe politique, elle aussi tristement célèbre...
Un président de Conseil Général multi-mis-en-examen, et frère d'un non-moins célébrissime "mafieux" local, qui se maintient à son (ses) poste(s) pendant des années et des années à coup de subventions d'argent public à des "associations" locales ou à des politiques locaux en échange de leur vote aux sénatoriales.
Une ex-députée condamnée pour détournements de fonds, dont elle arrosait systématiquement des associations "socialisantes" des quartiers nord en échange du vote servile de leurs "membres", qui roulaient grâce à ce système en voiture de luxe et chaînes en or autour du cou...
Là encore, mensonges et combines sont de mise, parfaitement efficaces qu'ils sont sur ce type de population, corruptible et corrompue...
Cette "élite mafieuse" touche aussi les médecins de cette ville, sur la question déjà abordée des arrêts de travail de complaisance, mais aussi par exemple sur la question des "dépassements d'honoraires", calculés à la tête du client (mais est-ce là seulement un problème local, je ne sais pas...).
Moins dans l'élite mais tout autant intéressés par l'argent, les commerçants de la Ville sont parmi les plus désagréables de France.
Ici, l'adage n'est plus, depuis longtemps, "le client est roi", mais "si tu n'es pas content, tu n'as qu'à aller voir ailleurs".
Et là encore, le paiement en espèces pour favoriser le "black" est une activité (physique ?) encore plus pratiquée qu'ailleurs, en cette année "Capitale du Sport"...

Voilà, voilà.
Maintenant ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
Je n'ai pas dit que TOUS les marseillais avaient ces défauts, ni que TOUS les hommes politiques étaient pourris (qui a dit si ? Stéphane, on t'a reconnu !), car il y a aussi dans cette ville, et heureusement, des gens cultivés, sociables, sympathiques et généreux.
Ce que j'ai dit, c'est qu'il y a beaucoup plus (en pourcentage) de problèmes de comportement, d'éducation et d'incivisme dans cette ville que partout ailleurs en France, et que c'est donc un véritable problème pour les autres habitants, qui doivent le subir jour après jour.
C'est un fait, et Marseille n'a pas un maire d'arrondissement RN sans raison...
Mais à part ça, c'est une très belle ville ! ;-)
Il y fait souvent beau, et nous avons la mer et les calanques !

Vous n'êtes pas du même avis que moi ? Vous en avez parfaitement le droit.
Mais avant de penser que j'ai une vision déformée de la réalité, jetez un coup d'œil à cet article de Capital... 
Et puis ensuite venez donc visiter la ville pour vous faire votre propre avis !

mercredi 18 janvier 2017

The Clover Theory - ou l'impossible équilibre du cœur

Rassurez-vous, je ne vais pas m'improviser psychologue ni conseiller conjugal.
Mais fort des témoignages des couples qui se sont séparés autour de nous et de ma propre expérience, je vous propose une petite théorie "scientifique", qui vaut ce qu'elle vaut...

Partant du précepte qui nous vient de l'empire du "Milieu", l'idée de base est que dans la vie, les choses doivent être équilibrées. A tel point qu'il est même dangereux d'abuser des bonnes choses, sous peine de crise de foie ou de cirrhose...

Ainsi, la vie de Couple semble s'équilibrer autour de quatre "C", tel un trèfle (clover en anglais) à quatre feuille impossible à trouver mais qui serait pourtant parfait dans ses symétries :


Le problème de cet équilibre est qu'il se modifie en fonction du temps :
Au début, il n'y a que le Couple et les Copains.
Facile, d'autant plus que le BAC est plus ou moins offert à tous ceux qui le passent, mais c'est un autre sujet ;-)
Puis on commence à bosser, avec plus ou moins d'intérêt, voire de passion pour les plus chanceux.
Les différences commencent déjà à se creuser : L'homme est généralement plus "carriériste" et plus "investi" dans sa carrière que la femme, qui apporte moins d'intérêt que lui à cette partie du trèfle, pour elle davantage "alimentaire". J'ai dit "généralement".
Puis les enfants arrivent - la "Couvée".
Cette fois, c'est la spécialité de la femme, qui, après avoir été "réveillée" par son horloge biologique aux alentours de la trentaine, troque son statut de femme fatale pour celui de mère, après qu'elle ait obtenu ce qu'elle désirait le plus au monde : avoir un (ou des) enfant(s).
C'est là que le proverbe suivant prend tout son sens :
"L'homme espère que la femme ne changera pas, mais elle change. La femme espère que l'homme changera, mais il ne change pas".
Mars et Vénus sont si différents, même "physiquement", que leurs centres d'intérêt s'en retrouvent déséquilibrés :
Souvent (j'ai dit souvent, pas toujours), la femme réduit son couple à la portion congrue au profit du "suivi" de ses enfants, et c'est quasiment physiologique puisqu'elle ne peut plus techniquement enfanter.
De l'autre, l'homme reste intéressé (c'est un euphémisme) par le sujet et peut d'ailleurs aller "semer la graine" ailleurs jusqu'à la fin de sa vie !

C'est donc ce qu'il se passe malheureusement très souvent, et donne lieu à de superbes familles "décomposées" (les hommes et les femmes ayant paradoxalement du mal à vivre l'un sans l'autre), avec deux enfants d'un côté, deux de l'autre, et un petit dernier pour "justifier" la nouvelle famille ainsi "recomposée".

Mais soyons honnêtes, il y a un avantage à cela : Les ventes de voitures 7 places ont considérablement augmenté ces dernières années...;-)


dimanche 15 janvier 2017

Jésus, roi des Juifs ?

Ce n'est pas une blague ! 
C'est l'inscription assez étonnante que l'on peut lire, en latin, sur le fronton de la Sagrada Famiglia ("INRI" = Iesus Nazartheus Rex Indaeorum, ou Jésus de Nazareth, Roi des Juifs).



Qu'en est-il donc, alors que ce dernier est vu comme le personnage "central" du catholicisme ?

Après avoir questionné plusieurs personnes de confession différente et écumé le Web, j'ai un peu plus d'infos sur la question.
Ce texte : "Jésus de Nazareth, Roi des Juifs", avait été écrit à l'origine par les Romains sur la croix où il a été crucifié, comme "motif" de son exécution.

Il ne fait en effet quasiment aucun doute que Jésus de Nazareth a existé, puis a été crucifié pour avoir commencé à drainer derrière lui une horde de personnes (et donc beaucoup de Juifs) qui croyaient davantage en ses "compétences" de "guérisseur" (ou autres - bien que l'on puisse douter qu'il aie jamais marché sur l'eau par exemple), qu'en les Dieux Romains de l'époque.
Il devenait donc gênant et il a été décidé de le crucifier pour l'exemple.

Il ne fait quasiment aucun doute non plus que Jésus était Juif. Son père, Joseph, mais surtout sa mère, Marie, était Juive (et la religion Juive se transmet "par le sang" de la mère). Arrêtez-moi si je me trompe.
Mais il n'a jamais été "nommé" Roi de quoi ou de qui que ce soit. Il avait juste eu le tort de convaincre certaines personnes de le "suivre" et d'"espérer" quelque chose de lui.

Par contre, après son décès et l'annonce de sa résurrection (mais tout ce qu'ont vu les témoins était un tombeau vide, plus que vraisemblablement débarrassé de sa dépouille mortelle par quelques disciples qui ont souhaité l'emmener ailleurs, pour quelque raison que ce soit), une partie des gens qui le suivaient l'ont érigé au statut de demi-Dieu et créé le catholicisme dans la foulée.
Ne s'embarrassant pas d'une histoire invraisemblable, il n'était donc plus le fils de son père Joseph mais le fils de Dieu, qui l'aurait conçu "avec" Marie par le biais de l'"immaculée conception", elle-même catapultée au rang de Sainte.
Si l'on en croit certains textes, il est même confondu avec "Dieu" lui-même, alors qu'il n'est officiellement "que" son fils.
Et il serait donc parmi nous, même si personne ne l'a jamais vu, ni lui ni son action dans quelque pan de la société que ce soit (crimes, guerres, maladie, faim, soif, jalousie...etc...etc...).

Pour les Juifs, il n'est même pas un messie, tout juste un membre de leur confession, ce qui est un peu plus acceptable comme explication.
Mais surtout, cette dernière met un point final (?) aux disputes inter-confessionnelles comme quoi les Juifs auraient "tué Jésus".

Voilà qui détricote un tout petit peu ces fables diverses inventées pour nous permettre de nous adresser à quelqu'un quand plus personne ne peut nous écouter ici bas.
Et quand on les compare entre elles, du catholicisme au bouddhisme en passant par l'Islam, et en tenant compte de toutes celles qui ont été abandonnées (Dieux Romains, Grecs...), on se rend compte de 2 choses qu'on ne peut contester :

1/ Leur nombre et leur variété (un ou plusieurs Dieux - réincarnation, ou pas, Paradis, ou pas), qui les rendent incompatibles entre elles, montrent que dans le meilleurs des cas, une seule serait exacte, voire plus certainement qu'elles ont toutes été inventées et qu'aucune n'est vraie !

2/ Elles ont été inventées pour combler un besoin réel et, tel l'effet placebo, incontestable lui aussi, apportent une solution tangible et réelle aux problèmes et aux questions de certains, sauvant de la dépression des malades ou des drogués, et expliquant même (plus ou moins) l'inexplicable, du style : "Pourquoi ma mère est-elle morte si jeune alors qu'elle n'a jamais fait de mal à personne" (mais la liste est infinie).

lundi 9 janvier 2017

Grand concours : Renommons l'"Education" Nationale !

C'est un besoin urgent.
En effet, cela fait depuis bien longtemps maintenant que l'"Education" Nationale n'"éduque" plus nos enfants.

À commencer par la notion de respect (des professeurs, des parents, et de ses camarades), l'image de la classe se levant d'un seul homme lors de la venue du Directeur appartenant désormais clairement à l'histoire de France et aux fictions style "Le petit Nicolas" (pas Sarko, l'autre).
Sur ce point, on peut excuser l'EN dans son ensemble, les professeurs risquant à ce jeu de se faire "casser la gueule à la sortie" par des parents partisans du "laisser faire" en lieu et place de l'Education de leurs enfants, qui décident à la maison à leur place de ce qu'ils veulent manger, des vêtements qu'ils veulent porter et des prochaines vacances de la famille...

Quant au niveau scolaire lui-même, essence même de cette "éducation" qui n'en a plus que le nom, je ne tiens pas un scoop en vous apprenant qu'il est en chute libre comparé aux autres pays d'Europe.
Je n'ai pas la patience, ni l'envie, ni le besoin de Googler pendant ne serait-ce qu'un quart d'heure pour vous prouver à grands coups de chiffres que les compétences en lecture, en mathématiques de base, sont de moins en moins acquises - les articles (ici, ou tout récemment ) et les commentaires des parents et professeurs sont monnaie courante...

Je préfère largement expliquer les raisons de cette déBACle :
En effet, le seul objectif chiffré est le sacro-saint "pourcentage de réussite au BAC".
Je soumets à votre sagacité la question suivante : "Comment augmenter à coup sûr ce dernier ?"
Bravo, vous avez trouvé la même solution que nos "dirigeants" : En le simplifiant toujours plus !
Le niveau des élèves (mais aussi des profs), a ainsi fondu comme neige au soleil depuis des décennies.
Mon professeur de maths en 1ère me disait qu'au certificat d'études, il fallait connaître par cœur des tableaux de calcul trigonométriques....
De nos jours, ma fille, première de la classe depuis le primaire et avec une moyenne de maths qui n'est jamais descendue en dessous de 18, n'a pas été capable, à quelques mois de son entrée en 1ère S, de convertir 300 km/h en m/s...
Sa petite sœur, quant à elle, bataillait pour apprendre par cœur vitesse=distance divisé par temps, mais aussi distance= vitesse multiplié par temps, et encore temps = distance divisé par vitesse.
Car on ne lui apprend plus que V=D/T car elle est incapable de retrouver les autres par un calcul pourtant basique, ne serait-ce que par la règle de 3...Pitoyable...
Je ne parle même pas de leur niveau en langues étrangères (ni du désormais légendaire absentéisme des profs d'anglais) alors que les enfants sont pourtant capables dès leur naissance d'apprendre 2 langues simultanément sans aucun souci...

Avez-vous déjà essayé de lire ANE à l'envers ? ;-)

Mais parlons du pire puisque nous y sommes : la fantastique "pédagogie inversée" !!!
A t-elle été inventé par des technocrates bien à l'abri dans leurs bureaux parisiens, ou bien par des professeurs soucis d'augmenter encore leur temps de "non-travail payé" (puisqu'il ne faut pas dire vacances), on ne saura jamais...
En tous cas, toujours est-il que si on les a bien vus dans la rue quand il s'en est agi de leurs salaires ou de leur temps de travail, l'idée de balancer aux enfants des exercices à faire à la maison (illégal rappelons-le), mais qui plus est notés, et sans avoir aborder les notions nécessaires en cours (aïe un gros mot !) pour le résoudre, ne leur ont pas posé le moindre problème, bizarre...
Bilan, les élèves (même les meilleurs), sont perdus et font faire leurs devoirs par leurs parents.
Et pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des parents suffisamment éduqués ou suffisamment riches pour se payer un prof, ce sera l'échec (mais rassurez-vous ils auront quand même leur BAC...et finiront au chômage...).
Alors titiller l'intelligence pour essayer de trouver une méthode de résolution, ça va 5 minutes et encore devrait être assisté d'un professeur pour guider les élèves et ne pas se fourvoyer dans l'erreur.
Mais faire "jouer à la devinette" les enfants à la maison, avec des termes techniques compliqués sans aucune définition (oulà, encore un gros mot !), des chiffres qui ne tombent même pas juste, tiennent plus de la fainéantise de la part des professeurs que d'une volonté de détecter le prochain Carl Friedrich Gauss parmi nos chères têtes blondes.
Bilan encore, les écarts se creusement toujours plus entre les niveaux sociaux, et le fameux "ascenseur" social que devrait être la véritable Éducation ne fonctionne plus du tout...
Les fils d'ouvriers seront ouvriers et les fils de toubib seront toubibs, point final (là encore quelques secondes pour en trouver la preuve sur le net)...
Tout cela dans une "République" ou l'égalité (des chances ?) est l'une des notions essentielle (LOL), sous un gouvernement "socialiste" (re-LOL), qui nous joue sur son Stradivarius l'air du "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil"...

Comme début d'explication à cette catastrophe nationale (piste de nouveau nom ?), je vous propose 2 idées :
Le niveau (quelle que soit la matière) et la motivation des professeurs, qui ne le sont même plus malgré l'emploi à vie et le nombre de jours non-travaillés par an, recrutés pour certains par des "tours de passe-passe" administratifs niveau Licence alors qu'il faut normalement un Master pour ce faire.
Et même, ont-ils vraiment la motivation et la formation nécessaire pour "transmettre la connaissance" ? (là je deviens carrément obscène).
Et à plus haut niveau (le plus haut possible d'ailleurs), que penser d'une "Education Nationale" chapeautée par une Ministre jeunette et ancienne responsable de com de notre Flamby de Président, placée à ce poste largement plus pour des raisons de mixité et de parité que pour ses compétences dans le domaine (je suis vraiment un grossier personnage, beurk) ?
Quand la hiérarchie d'incompétence commence au plus haut niveau, il n'est donc pas très étonnant que ce soit l'ensemble du système qui s'effondre sur lui-même de son propre poids...

Voilà, avec tout ça vous avez quelques pistes pour trouver un nouveau nom à l'Education Nationale...
Bon courage à tous et n'hésitez pas à participer dans les commentaires ;-)