lundi 28 octobre 2019

Je suis un rêveur...éveillé...

Comme le dit si magnifiquement T.E. Lawrence, j'ai la (mal)chance de faire partie de ces personnes que les partisans du statu-quo, très largement majoritaires, prennent soin d'écarter soigneusement...


Car oui, en pleine journée, lorsque je regarde le monde qui m'entoure et que j'écoute les remarques et les idées des autres, il me vient parfois des images de choses qui n'existent pas. 
D'un feu rouge qui annoncerait à l'automobiliste sur son autoradio qu'il vient de passer au vert à une plate-forme de démocratie directe open-source hébergée sur un cloud Français, pour que les Français puissent (enfin) écrire et décider leur propre avenir, je rêve de choses qui n'existent pas...encore...

Alors depuis très longtemps, quand on me dit, sur le ton du reproche ou de la moquerie, que je suis un idéaliste et un rêveur, et que je poursuis des utopies, j'acquiesce et j'assume. 

Mais là où je deviens "dangereux" pour tous ceux qui ont bâti leur vie sur le système en place, et qui essaient d'éviter à tout prix la moindre brise pour rester debout au sommet de leur châteaux de cartes, c'est que je passe le plus clair de mon temps à planter mes rêves - mes "graines de réalité" - dans tous les pots de terre, et de fer, que le hasard met sur ma route...
J'ajoute de l'engrais, je les arrose, mais souvent elles ne poussent pas.

Mais parfois, un minuscule germe apparaît.
Je me mets alors à rêver encore, qu'il deviendra un jour un immense chêne, sous lequel on pourrait s'attabler à l'ombre de ses majestueuses branches, et dans lequel je construirai une cabane pour y jouer aux jeux vidéo avec mes petits-enfants...

Alors oui, je rêve...éveillé...
Mais parfois, certains rêves, avec un peu de force, de courage et de chance, se transforment en projet, puis en réalité...
Je croise donc les doigts, mais pas les bras...Au travail !

mercredi 2 octobre 2019

Si je n'avance pas, je reste du côté droit

Fonctionnaire sans activité depuis des années puisque ma hiérarchie refuse obstinément de me donner du travail, j'ai bravé tous les interdits en réfléchissant, réalisant et installant dans le métro des autocollants "Dans les escalators, si je n'avance pas, je reste du côté droit" #JRDCD :


Je suis en effet fatigué (mais je ne suis pas le seul) de devoir expliquer aux usagers du métro qu'il est plus pratique de rester du côté droit des escaliers mécaniques s'ils ne souhaitent pas avancer, pour laisser passer ceux qui sont pressés (ou qui ont juste envie de marcher).

Puisque personne d'autre semble n'y avoir pensé à la RTM, j'ai donc finalement décidé de faire leur travail (et le mien), en rendant service à la collectivité.
Je ne doute pourtant pas que cette initiative en irritera certains, pour une raison ou pour une autre, mais que voulez-vous...on ne peut pas plaire à tout le monde !

Et comme je suis sur le sujet, que j'avais déjà abordé il y a fort longtemps, voici aussi une suggestion de correction pour la RTM, car je ne peux quand même pas m'occuper aussi de toutes les rames... :

Plan actuel

Plan corrigé

Cela évitera de nombreuses méprises, moi-même ayant oublié la dernière fois de changer de ligne à Castellane, croyant que mon métro allait "continuer tout droit" alors que j'ai pourtant pris le métro des milliers de fois...

Et comble de la folie, j'ose suggérer à nos "décideurs" un projet qui pourrait s'appeler "Réseau dans le métro", qui rendrait sans doute bien service aussi à de nombreux usagers...
Mais je sais, je rêve...

jeudi 19 septembre 2019

L'écriture est-elle une drogue ?

J'ai utilisé le mot "drogue" dans le titre de cet article pour marquer les esprits même si le terme ne convient en théorie pas à cet usage :
En effet, une drogue est une substance toxique entraînant une dépendance.
L'écriture n'est pas une substance, un produit.
Mais ses points communs avec les drogues en font une véritable addiction, au même titre que peuvent le devenir les jeux vidéo ou les paris :



Le manque : À vous, camarades d'écriture, ne vous est-il jamais arrivé de vous réveiller en pleine nuit avec une nouvelle idée, un nouveau sujet sur lequel vous avez envie de vous exprimer ? En ce qui me concerne, je me contente de noter l'idée de base sur mon smartphone, qui me sert d'horloge sur ma table de chevet pendant la nuit.
Car si je ne le fais pas, mon cerveau ne cesse de tisser des pensées autour de cette première idée, pour la consolider et éviter qu'elle ne disparaisse. Cela m'empêchait de retrouver le sommeil.
Alors que si je la note, même sans la développer d'aucune manière, je suis soulagé car je sais que je m'y attaquerai le lendemain, et j'arrive à me rendormir facilement.
Ce manque, qui peut parfois survenir aussi en pleine journée, est quasiment comparable à celui que vit un fumeur (ou un drogué, synonyme) lorsqu'il commence à manquer de sa substance, qu'elle soit nicotine ou héroïne...

Soulagement : Lorsque je frappe au clavier pour exprimer mes pensées, je me sens aussi clairement soulagé, ressentant le même "plaisir" que celui qui tire nerveusement sur sa clope un café à la main.


Aspect thérapeutique : Certains mettent en avant les capacités de certaines drogues pour des usages médicaux : soulagement de la douleur, de la dépression...revendiquant même parfois leur vente libre.
L'écriture s'en rapproche d'une certaine façon, mais est en fait plus proche du rôle d'un "jumeau psychiatre", à qui l'on peut confier ses secrets, ses souffrances, et ainsi se délester de leur poids.

Au final, l'écriture serait en fait une drogue - une addiction - aux effets globalement positifs.
Alors pourquoi vous en priver ?
Rejoignez vous aussi les nombreux ateliers d'écriture qui rassemblent tous ceux qui partagent ce plaisir qu'est celui de l'écriture !

jeudi 12 septembre 2019

Une journée au placard


La nuit dernière, lors d'un de mes réveils nocturnes, j'ai trouvé une excellente image pour tous ceux qui pensent qu'"être payé à ne rien faire" est une "chance incroyable" :

Dites-vous bien qu'une journée au placard, c'est comme une longue nuit d'insomnie :
Enfermé seul dans le noir de l'inaction, vous n'avez rien d'autre à faire que de regarder les minutes s'égréner, lentement...
Vous n'avez qu'une seule hâte, une seule pensée, que cette journée (ou bien est-ce une nuit ?) se termine enfin.


Vous regardez alors à nouveau votre horloge, qui semble ne pas vouloir avancer, retenue qu'elle est par votre absence d'activité, là où d'autres personnes, utiles, ailleurs, ne se rendent même pas compte qu'il est l'heure d'aller déjeuner ou de rentrer chez eux.

Mais alors qu'une ou deux nuits d'insomnie finiront immanquablement par vous gratifier d'un sommeil réparateur, les journées au placard se répètent, elles, encore et encore...
Là où ce bore-out mortel conduira à la dépression - ou pire encore - tous ceux qui ne se seraient pas trouvé suffisamment d'occupations (f)utiles pour remplir leurs journées vides de sens, j'ai trouvé ma raison de (sur)vivre dans ma lutte pour dénoncer et faire condamner cette "pratique managériale" honteuse, destructrice et coûteuse, pour ceux qui l'organisent, la subissent et la financent.

Alors, que vous soyez victime ou que vous souhaitiez dénoncer le scandale de cet harcèlement moral qui refuse de dire son nom, 
 
partagez le hashtag #JeSuisAuPlacard sur les réseaux sociaux

Ça ne changera peut-être rien, mais comme j'ai pris l'habitude de le dire, "Essayer sans réussir, c'est déjà infiniment mieux que de ne rien faire... "

vendredi 30 août 2019

Je suis Char... "religiophobe"

En cette nouvelle période de levée de boucliers contre l'"Islamophobie", je tenais plus que jamais à affirmer ma ferme opposition d'"athée pratiquant" à toutes les (formes de) religions, sauf peut-être au bouddhisme et au pastafarisme, éminemment pacifiques...
En son temps, Charlie Hebdo et ses journalistes satiriques avaient eux aussi fait valoir leur liberté d'expression et l'absence de "délit de blasphème" en France, et ce au-delà de leurs convictions politiques, en publiant à la une ce dessin de leur dessinateur fétiche Cabu, que je suis sur Twitter depuis ses apparitions au Club Dorothée, et que j'adore au plus haut point :
 

4 ans plus tard, nombreux de ces journalistes dont leur rédacteur en chef Stéphane "Charb" Charbonnier et Cabu étaient lâchement assassinés par des islamistes qui croyaient ainsi ""défendre leur religion"" (je mets deux paires de guillemets pour le coup).

Aujourd'hui, les pro-Islam, pourtant généralement toujours prompts à dénoncer l'"amalgame", se servent cette fois de ce même outil pour tenter de nous faire confondre la religion avec ses adeptes, l'islam avec les musulmans, bref, des livres avec des êtres humains, afin de nous persuader par un sophisme qui ne trompera que ceux qui le voudront que quiconque critiquant l'islam est coupable de racisme envers les musulmans.
Mais c'est très différent.
D'un côté, les religions sont des systèmes de pratiques et de croyances (dixit Wikipédia), que l'on peut librement critiquer en vertu de la liberté d'expression.
De l'autre, les (groupes de) croyants sont des FEMMES et des HOMMES qui adhèrent à ces dernières, de façon plus ou moins ostentatoire. Ostraciser, stigmatiser ou agresser ces PERSONNES est un crime raciste (racisme : 1.Idéologie postulant une hiérarchie des races. 2.Discrimination, hostilité violente envers un groupe humain), autant que s'il s'agissait d'homosexuels, de nains, ou de personnes portant des lunettes.
J'ai ainsi pour ma part (forcément) de nombreux amis croyants, que j'apprécie beaucoup en tant que personnes. 
Mais je ne rate pour autant jamais l'occasion d'égratigner leur religion, quelle qu'elle soit, même si je sais que je ne les ferai pas changer d'avis, puisque la (bonne) "foi" est censée pouvoir se passer d'explications, et donc de réflexion, de science, de logique et d'intelligence.

Les religions proposent officiellement de relier (religare en latin) les Hommes et de les "éclairer de la lumière divine", apportant des "messages de paix et d'amour". 
Mais le message est trompeur.
Car à travers les siècles et les continents, elles ont surtout été obscurantisme et exploitation de la peur de mourir des Hommes au service de la domination et du contrôle des peuples et de leurs pensées.
Leurs croisades et leurs "évangélisations", censées "porter la bonne parole" à travers le monde, ont fait des millions de morts et continuent encore aujourd'hui, d'Israël à l'Afganistan, de la France à la Nouvelle-Zélande... 
La science et la liberté de conscience sont bafouées dans tous les pays, émergents ou développés, pour protéger des paroles soi-disant dictées par dieu mais en fait bel et bien écrites par des hommes, pour des hommes (noter l'absence de majuscule visant à bien signaler le rôle totalement secondaire (voire pire) des femmes dans les religions).

Alors oui, pour toutes ces raisons et bien d'autres que je n'ai pas le temps de lister ici, j'affirme haut et fort (mon droit à) détester cordialement toutes ces religions.
Le terme "religiophobie" n'est donc pas tout à fait adapté ici, même si le suffixe "phobie" est censé exprimer le contraire du suffixe "phile" (mais la langue française est ainsi faite, et c'est pour cela qu'il m'arrive fréquemment de devoir créer des néologismes)
Car je n'ai pas peur de ces religions. 
J'ai peur de l'interprétation que font certains esprits malades de ces écritures soi-disant "saintes" mais qui ne sont en fait que des balivernes d'un autre temps qu'un enfant de primaire ne croirait même plus...
Ainsi, il serait donc plus exact de parler d'"anti-islamisme" plutôt que d'"islamophobie" pour exprimer le rejet de l'islam, la religion, et de faire de même pour les autres religions, l'antireligionisme rassemblant quant quant à lui l'ensemble de ces termes.
Mais il faudrait alors aussi inventer un terme signifiant le rejet des musulmans (en tant que groupe religieux), tout comme "antisémite" le fait pour les personnes de confession judaïque.

En tant qu'athée (intégriste ?), et pour toutes les raisons évoquées plus haut, c'est la raison pour laquelle j'aspire à un espace public, à une République, à un monde où la religion soit cantonnée à la sphère privée
Mais est-ce vraiment possible quand une église trône au milieu de chacune de nos villes et claironne plusieurs fois par jour la dévotion de ses ouailles aux oreilles de tous ?
Est-ce imaginable alors que le pape est immédiatement repris dans tous les médias lorsqu'il continue à renier des méthodes de contraception et de protection contre les maladies sexuellement transmissibles ? (Merci de noter que je n'ai pas dit "le grand gourou de la secte catholique", ce qu'il est en fait...)
Peut-être pas. Mais tout comme être islamophobe, vouloir faire advenir un monde meilleur et pacifié pour tous n'est pas (encore) interdit par la loi française...
Alors je persiste, et signe :

Input-Output, IO pour les intimes ;-)

PS : En complément, les explications du brillantissime Henri Peña-Ruiz, qui défend ses propos avec une clarté et une intelligence remarquables...

jeudi 29 août 2019

Être normal ou ne pas être, voilà la vraie question



Je me permets de paraphraser Hamlet pour poser cette question existentielle que j'aborde largement dans mon livre et qui taraude tous ceux qui comme moi ne "rentrent pas dans le cadre" (le comble pour "un" cadre...).
Car tel est bien le dilemme qui se pose à tous ceux qui sont trop grands, trop petits, trop gros, trop maigres, trop bavards, trop silencieux, trop intelligents ou trop simples : Rentrer dans la norme alors que cela leur est impossible ou contre-nature, ou bien être ignorés par la majorité bien-pensante, qui élimine plus ou moins consciemment tous ceux qui ne sont pas con(-)formes au standard imposé, tout comme la ligne de production d'une usine met automatiquement au rebut toute pièce ayant le moindre "défaut". 

Car pour l'écrasante majorité des gens, être "normal" signifie en fait "ne pas avoir de défaut", de "problèmes", qu'ils soient physiques ou psychologiques.
Mais en réalité, si l'on est attentif à l'étymologie, "normal" signifie simplement "qui est dans la norme". Tous les "déviants" par rapport à cette ligne sont donc d'abord moqués, pour être ensuite purement et simple ignorés, comme s'ils n'existaient pas ou s'ils étaient morts, comme le dernier élève de la classe de troisième 3 dans le manga Another, que j'ai pu, entre autres, regarder en entier dans mon bureau sans être dérangé par qui que ce soit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Another

Je repose alors la question d'une autre façon : Est-ce vraiment une "chance" d'être placardisé pour vouloir impulser le changement là où tout le monde a la tête dans le sable ?
Et qu'en est-il de la véritable valeur de ces personnes A-normales que le système laisse sur la touche ? 
Car finalement, est-ce que ce ne sont pas les timbres qui on fait l'objet d'une légère erreur d'impression qui ont la plus grande valeur ? 

mardi 27 août 2019

La géométrie des points de vue

Alors que j'étais en train de rédiger le chapitre clé d'Un Zèbre Dans Un Jeu De Quilles II sur la notion de points de vue, un internaute à commenté mon article Je n'aime pas les barbus.
Il n'était pas du même avis que moi et a expliqué pourquoi il appréciait quant à lui cet attribut. 
Du coup, je me suis demandé si le fait d'aimer - ou pas - quelque chose, un plat, un tableau, une musique, ou quoi que ce soit d'autre, pouvait être aussi considéré comme un "point de vue". 
Dans un premier temps, je me suis dit que ça n'avait rien à voir avec l'idée que l'on se fait d'un objet ou d'un concept, le "niveau d'appréciation" que l'on ressent à propos de chaque chose sur laquelle on pose le regard n'étant finalement qu'un curseur qui oscille entre le profond dégoût et l'adoration. Mais malgré tout, je continuais quand même à trouver que le fait d'apprécier quelque chose - ou pas - et à quel point - se rapprochait d'un "avis" et donc quelque part d'un point de vue...
Puis cette nuit, je me suis réveillé en ayant une idée : et si le "niveau d'appréciation" (n')était (qu')une "composante" du point de vue, tout comme la latitude n'est qu'une des trois composantes qui définit précisément la position d'un satellite qui observe notre planète sous toutes les coutures ?


L'idée était intéressante, car on sait bien que les extrêmes, l'amour et la haine, tout comme les "extrémités" d'un cercle et les méridiens de la terre, se rejoignent.
Mais il me manquait deux autre "dimensions" : La seconde, qui permet de positionner le satellite autour de la Terre (l’œil autour de l'objet) est venue rapidement en pensant aux extrêmes : La gauche et la droite, le communisme et le capitalisme, qui se rejoignent eux aussi aux extrêmes (n'oublions pas que le parti d'Hitler avait pour nom parti national-socialiste des travailleurs allemands et qu'il s'est aisément associé avec le parti communiste de Staline). 
Pour finir, la notion de "distance" permet de dire à quel point le regard est éloigné du "centre d'intérêt" : Plus on est près, plus on peut observer les choses en détails, mais cette quantité d'information trop importante peut polluer la réalité. Plus on s'éloigne, plus on a une vision globale. Mais trop loin, on ne voit plus rien, la Terre et ses milliards d'habitants n'étant même pas un grain de sable vue de la galaxie d'Andromède, notre plus proche voisine...

Nous pourrions ainsi obtenir le schéma suivant :
Il ne permet pas de définir un point de vue en tant que tel (par exemple ce que l'on pense du réchauffement climatique), mais il permet de positionner ce dernier quelque part sur une orbite socio-politique qui nous donne un début d'information sur l'avis en question.
Je ne sais pas si cette géométrie des points de vue vous semble opportune ou pas, mais en tous cas elle m'a permis de mieux concevoir la teneur de mes avis, goûts, opinions et points de vue en les imaginant de façon physique, tels des satellites tournant autour de chaque sujet sur lequel je porte mon regard...